Actions 2015-2016 de l'axe transversal : "Explorations figuratives. Les nouvelles lisibilités du projet"

Recherche en cours : 

Séminaire « Représentations et citoyenneté », Mardi 10 mars 2015

Organisateurs : Elisabeth Essaïan, Béatrice Mariolle et Jean-François Coulais

Intervenants : Julien Beller, Alain Renk, Patrick Bouchain

Télécharger le programme : Séminaire « Représentations et citoyenneté »

A travers ce thème, il s’est agi de questionner les figures de médiation utilisées dans le cadre des actions dites concertées ou participatives. D’autre part le séminaire a porté sur le rapport entre la production des représentations visuelles et les divers usages qui en sont faites. Qu’elles soient produites avec une visée militante, dans le but de reconnaître à des espaces la potentialité de devenir de « nouveaux territoires de projet » ou encore de communiquer autour des situations observées, ces figurations sont porteuses d’une volonté de transformation sociale à travers l’action spatiale. Cependant elles peuvent aussi être détournées à des fins contraires à leur intention première. Comment et dans quelle mesure les producteurs de ces représentations intègrent ces questions dans leur fabrique et anticipent leurs effets ?

Enfin, il a soulevé le rôle et la place des outils numériques dans ces processus de dialogue. Ces technologies sont-elles considérées par les acteurs, notamment les habitants, comme de véritables outils d’échange, qui facilitent l’expression, la prise en compte, l’objectivation et la synthèse de points de vue divergents, ou au contraire comme des outils qui éludent les véritables enjeux en déplaçant le terrain de discussion du territoire réel vers l’espace virtuel ?

 

Journée d’études « Représenter et modéliser le terrain ». Vendredi 19 juin 2015

Organisateurs : Jean-François Coulais, Frédéric Pousin

Intervenants : Christophe Girot, Nicolas Tixier, Audrey Marco, Elena Colgato Lanza, Hervé Davodeau

Télécharger le programme : Journée d’études « Représenter et modéliser le terrain »

Cette journée d’études met face à face deux démarches de représentation dont les logiques distinctes ont en commun de remettre en question les modes canoniques et traditionnels de figuration urbaine et paysagère. La première émerge du potentiel ouvert par l’innovation technologique, avec l’exemple des outils et méthodes issus des techniques de relevé par photogrammétrie laser et radar, qui permettent la production automatique de nuages de points et modèles 3D de grande précision. A travers l’exemple des transects urbains, la seconde s’inscrit dans une recherche de méthodes sensibles de relevé et de description d’une situation territoriale, se voulant en prise plus directe avec les réalités du terrain en échappant à l’emprise normative des échelles et des logiques spatiales induites par la représentation cartographique.

Au-delà de leur conceptions distinctes de la notion de terrain, comment ces démarches reconfigurent-elles les objets sur lesquels le projet urbain ou de paysage se fonde, agit et qu’il se propose de transformer ? En donnant à voir des aspects du territoire qu’aucun autre procédé ne peut révéler, comment interrogent-elles les relations entre représentation, connaissance et projet ? Peuvent-elles finalement faire émerger de nouveaux modèles susceptibles de bouleverser les codes classiques de la représentation ?

 

Séminaire  « La représentation du projet comme outil de recherche »,   5 novembre 2015

Organisateurs : Béatrice Mariolle, Elisabeth Essaïan

Programme :

11.00 Introduction
Béatrice Mariolle et Elisabeth Essaïan.
11.30 Le projet producteur de connaissances.
Paola Viganò, architecte, urbaniste, professeur EPFL, Università IUAV.
12.30 déjeuner.
14.00 Recherche pour le projet
Susanne Eliasson et Anthony Jammes, architectes, urbanistes
15.00 Débat
Richard Scoffi er, architecte, théoricien
15.30 Conclusion

Télécharger le programme du  séminairre "La représentation comme outil de recherche" 

 

Participation au programme de recherche « La fin des cartes. Territoire rêvés/ territoires normalisés »

Nous avons été sollicités, en 2014, par l’équipe du programme de recherche La fin des cartes, du Panthéon1 Sorbonne 1/ Institut ACTE (UMR 8218) pour participer à leurs échanges, et d’intervenir lors du colloque final, ainsi qu’à organiser une exposition à l’ENSAPB où se tiendra le colloque.

Organisation : Aline Caillet, Sophie Fétro, Anna Guilló, Karen O’Rourke

lafindescartes@gmail.com

www.lafindescartes.net

Participation au colloque du 18-19-20 novembre 2015

Ce programme de recherche réunit des chercheurs de tous bords et se déploie lui-même telle une carte ouverte, accueillant différents parcours et acceptant de modifier les itinéraires à mesure qu’ils se dessinent. La restitution de ces travaux alimentera un ouvrage à paraître en 2016 et se prolonge actuellement dans le développement de la base de données Altermapping Knowledge Base (AMKB). La Fin des cartes ? vise, à l’heure de la multiplication des procédés cartographiques 2D et 3D à interroger la représentation des territoires tant d’un point de vue technologique, scientifique, que politique, urbanistique et artistique.

 

Réalisation d’une exposition à l’ENSAPB, du 16 novembre au 14 décembre. Inauguration 19 novembre 2015.

Exposition du laboratoire IPRAUS/UMR AUSser « Explorations figuratives. Nouvelles lisibilités du projet »

Lieu : ENSA Paris-Belleville, salle Mac Cormick et mezzanine basse, 60 boulevard de la Villette, 75019 Paris

Date : 16 novembre – 14 décembre 2015

Cadre : Colloque « La fin des cartes » (18-20 novembre 2015) ; Biennale Némo

 Inauguration : 19 novembre 2015, 18h30

Commissariat : Jean-François Coulais, Elisabeth Essaïan, Béatrice Mariolle

Scénographie, conception graphique : Mathilde Ménardeau

Accédez à la présentation : Explorations Figuratives_Communique

L’exposition s’articulera autour de trois thèmes :

  • Représentations et citoyenneté : les figures de médiation dans le cadre des actions dites concertées ou participatives.

Exposants : Julien Beller (architecte, 6 B), Patrick Bouchain (architecte, Construire), Alain Renk (architecte-urbaniste, R+P ).

Quelles sont les figures de médiation utilisées dans le cadre des actions dites concertées ou participatives ? Qui en sont les acteurs, au stade de l’élaboration comme de l’usage de ces dispositifs ? Quelles sont leurs attentes et leurs hypothèses quant au déroulement du processus ? Quels choix de langages visuels opèrent-ils? Dans quelle mesure et comment les divers outils et dispositifs de figuration sont-ils réajustés sur le terrain ? Comment communiquer les intentions de projet et permettre à chacun de les questionner ? Comment articuler les compétences et les intérêts de chacun tout en garantissant l’intérêt public ?

  • Représenter et modéliser le terrain : entre innovation technologique et méthodes sensibles de description, quelle reconfiguration des objets du projet urbain et de paysage ?

Exposants : laboratoire de Visualisation et de Modélisation du Paysage ETH (dir. Christophe Girot paysagiste) ; équipe D-Transect (dir. Frédéric Pousin, architecte), laboratoire CRESSON-Bazar Urbain (Nicolas Tixier, architecte), Elena Cogato-Lanza, Audrey Marco.

Mettant face à face deux démarches de représentation dont les logiques distinctes ont en commun de remettre en question les modes canoniques et traditionnels de figuration urbaine et paysagère – le relevé par photogrammétrie laser et radar et les transects urbains – il s’agit de comprendre comment ces démarches reconfigurent les objets sur lesquels le projet se fonde, agit et qu’il se propose de transformer. En donnant à voir des aspects du territoire qu’aucun autre procédé ne peut révéler, comment interrogent-elles les relations entre représentation, connaissance et projet ? Peuvent-elles faire émerger de nouveaux modèles susceptibles de bouleverser les codes classiques de la représentation ?

  • Le projet comme recherche : la place de l’exploration spatiale dans un processus de recherche, quelles incidences sur les outils de représentation ?

Exposants : Paola Viganò (architecte-urbaniste, Studio 015), Susanne Eliasson, Anthony Jammes (architectes-urbanistes, GRAU).

L’exploration figurative questionne les liens entre recherche et projet. Comment d’un objet de recherche le projet peut-il devenir un outil de recherche ? Il s’agit ici d’interroger en quoi représenter un projet permet de produire de la connaissance, de spatialiser des questions, de construire une problématique, de participer à part entière au processus d’enquêtes et d’investigations et de constituer un savoir transmissible. Quelle est la capacité des outils de représentation du projet à imager les propos, à communiquer une idée, à formaliser une hypothèse, à formuler une vision future ?