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Architecture Urbanisme Société : Savoirs, Enseignement, Recherche
Mis à jour : il y a 27 min 49 sec

Séminaire itinérant PlanPaysage n°7 : “L’OREAM Nancy-Metz-Thionville” – Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Nancy – 16 et 17 octobre 2019

Lundi 07 oct 2019
Organisateurs et participants
  • Frédéric Pousin (Directeur de recherche CNRS / UMR AUSser-IPRAUS)
  • Denis Delbaere (Professeur ENSAP de Lille / LACTH)
  • Véronique Hattet (responsable de la carthothèque IPRAUS/AUSser)
  • Alexandre Callens (Architecte, Doctorant à IPRAUS/AUSser)
  • Participants :
  • Jacques Sgard, paysagiste, Consultant pour l’OREAM
  • Michel Coulette, architecte-urbaniste de l’OREAM
  • Vincent Bradel, Maître de conférence ENSA de Nancy
Informations pratiques PlanPaysage-n°7-programmeTélécharger

Lieu d’accueil : Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Nancy, Site Boffrand, 1 avenue Boffrand Nancy.

Contact : frederic.pousin@paris-belleville.archi.fr

Présentation

L’aménagement planiste du territoire conduit par l’État de 1950 à 1975 a suscité de nombreux plans et schémas directeurs, qui ont guidé et/ou inspiré le développement des métropoles françaises, et dont l’héritage demeure peu analysé. Pourtant, un demi-siècle après l’élaboration de ces stratégies ambitieuses, des bilans critiques pourraient en être
aisément dressés. Une telle entreprise ne manquerait pas d’à propos alors que nos sociétés sont confrontées à des défis écologiques et sociétaux d’importance, et qu’on s’interroge sur les formes de gouvernances de projets qui permettraient d’y faire face. Le séminaire PLAN PAYSAGE engage une réflexion large sur l’efficacité des plans à partir de l’exploration
concrète des espaces effectivement produits ou induits par le planisme. Pour la septième session, PLAN-PAYSAGE s’intéressera au schéma d’aménagement de la métropole lorraine et aux principes qui la sous-tendent. Les grands travaux d’équipement y sont envisagés comme des opportunités de réhabilitation d’un paysage industriel dégradé.

Des études paysagères pionnières d’aménagement de l’autoroute et du canal ont été réalisées. Par ailleurs l’analyse des sites et des paysages s’appuyant sur une lecture fine de la géographie a permis d’identifier plusieurs secteurs à enjeux, dont les coteaux de rivière, les étangs, les espaces forestiers auxquels sont associées tout un ensemble de prescriptions.
Enfin l’intervention sur les bassins houillers et sidérurgiques vise à reconstruire une nouvelle identité à un territoire contraint de muter. Nous chercherons à comprendre l’originalité de ce schéma par rapport aux démarches des autres OREAM et dans le cadre de la planification régionale. Nous nous pencherons tout particulièrement sur la place occupée par les études de paysage et le rôle qu’elles ont joué dans les projets de reconversion des friches industrielles qui ont prolongé les travaux inauguraux de l’OREAM Metz-Nancy-Thionville.

Soutenance de thèse de Camilia Taibi El Kettani : “Les « Villes nouvelles » du Maroc : de la frénésie à la léthargie” – ENSA Paris-Villette – 25 octobre 2019

Vendredi 04 oct 2019
Thèse de doctorat

Soutenance de thèse de Camilia Taibi El Kettani : “Les « Villes nouvelles » du Maroc : de la frénésie à la léthargie”
sous la co-direction de Christian Pedelahore de Loddis (directeur de thèse, Professeur HDR, ENSA Paris-Villette) et Mohamed Chaoui, co-directeur de thèse, Professeur HDR, ENA Rabat
Thèse de doctorat en Géographie, spécialité Architecture, Ville, Environnement, Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne, Ecole doctorale de Géographie de Paris, en co-tutelle avec l’Ecole nationale d’architecture de Rabat

Lieu de soutenance : ENSA Paris-Villette, 144 Avenue de Flandre 75019 Paris

Membres du jury
  • Christian Pedelahore de Loddis, directeur de thèse, Professeur HDR, ENSA Paris-Villette
  • Mohamed Chaoui, co-directeur de thèse, Professeur HDR, ENA Rabat
  • Jean-Marc Zaninetti, Professeur HDR, Université d’Orléans
  • Rémi Papillaut, Professeur HDR, ENSA Toulouse
  • Marlène Ghorayeb, Professeure, ESA Paris
Résumé de la thèse

Le Maroc s’est lancé, en 2004, dans une nouvelle étape de son histoire urbaine à travers la création de villes nouvelles. Il s’agit d’un programme qui découle d’une politique portée et décidée par l’État pour mieux garantir la transition urbaine du pays et répondre à ses besoins en logements. Ainsi, des villes planifiées sont actuellement en cours de construction à une vingtaine ou trentaine de kilomètres des grandes agglomérations. De superficie différente et implantées sur de vastes territoires ruraux, elles prévoient d’accueillir entre 200 000 et 450 000 habitants. Cette décision de création de villes nouvelles au Maroc semble avoir été prise comme alternative aux défaillances des procédés d’aménagement précédents.
Cette thèse a pour objectif principal de mettre en perspective cette politique urbaine et d’examiner si ces villes nouvelles sont porteuses d’un renouveau des mécanismes de la fabrique spatiale marocaine. Elle vise également à établir un portrait de ces villes, à analyser les stratégies qui en sont à l’origine et à saisir leur évolution ainsi que les logiques de leur développement. Elle a ainsi pour ambition de porter un regard sur la pertinence de leur création comme réponse à l’urbanisation accélérée au Maroc, sachant que le recours aux villes nouvelles n’est aujourd’hui plus en vogue dans les des pays occidentaux.

Soirée de lancement de l’ouvrage : “(re)Penser la ville du XXIe siècle : 20 ans d’écoquartiers dans le monde” / Cedissia About, Claire Doussard, Meg Holden – Librairie ArchiLib (Paris) – 18 octobre 2019

Vendredi 04 oct 2019

Cedissia About, Claire Doussard et la Librairie ArchiLib ont le plaisir de vous convier, le vendredi 18 octobre 2019, à la soirée de lancement de l’ouvrage :
“(re)Penser la ville du XXIe siècle : 20 ans d’écoquartiers dans le monde” aux Editions Dunod.

en présence des auteurs.

Lieu : Archilib, 49 boulevard de la Villette, 75019 Paris

Résumé éditeur

Du Parc Marianne (Montpellier, France) à Vinhomes Riverside (Hanoï, Vietnam), en passant par l’Olympic Village (Vancouver, Canada) ou encore l’Éco-parc du Bardo (Constantine, Algérie), cet ouvrage présente quatorze projets urbains durables dans le monde et en analyse les succès mais aussi les difficultés et les échecs. Son objectif : développer un regard critique vis-à-vis des pratiques d’aménagement qui ont contribué à la multiplication de ces (éco)quartiers depuis vingt ans, mettre en lumière les expériences réussies et proposer de possibles points d’amélioration. Il expose et interroge également l’apport des démarches de suivi, d’évaluation et de labellisation apparues suite aux premières expérimentations urbaines emblématiques comme BedZED au Royaume-Uni ou Fribourg en Allemagne. L’ouvrage permettra ainsi à tous les acteurs et observateurs de l’aménagement urbain d’identifier les pratiques vertueuses et les réussites à capitaliser dans le cadre du développement de futurs projets urbains durables, pour des villes décarbonnées, inclusives et “smarts”.

Conférence-Séminaire : “Entre les lignes : variations sur l’espace textuel” – Maison de l’architecture Ile-de-France – Octobre 2019-Juin 2020

Jeudi 03 oct 2019
Présentation

Dans le cadre des manifestations scientifiques proposées à la Maison de l’architecture Ile-de-France, le séminaire « Entre les lignes : variations sur l’espace textuel » se propose de réfléchir sur les liens qu’entretiennent littérature et architecture. Le livre comme espace habité, autant que l’architecture à découvrir par les mots, impliquent des chevauchements de pensées théoriques, poétiques ou techniques : ces deux disciplines ont bien en commun l’espace. Ce cycle de neuf interventions projette d’élaborer une pensée transversale en sollicitant plusieurs domaines, au cours d’interventions en binômes ou plus : architecture, philosophie, littérature, arts plastiques et graphiques.

Présentation du séminaire et du programmeTélécharger Participation membres UMR AUSser

Au conseil scientifique :
Pierre Chabard, maître de conférences en histoire et théorie de l’architecture ENSA Paris-La Villette, chercheur AHTTEP/AUSser
Jac Fol, professeur de philosophie, ENSA Paris-Malaquais, directeur du laboratoire ACS/AUSser
Léa Mosconi-Bony, maître de conférences associée, ENSA Val-de-Seine, vice-présidente de la Maison de l’architecture Ile-de-France

Modérateurs : Marco Assennato (ACS/AUSser), le jeudi 16 janvier 2020 et Patrick Leitner (AHTTEP/AUSser) le jeudi 23 avril 2020

Intervenants : Guillemette Morel Journel (ACS/AUSser) le jeudi 26 mars 2020 et Marc Bedarida (AHTTEP/AUSser) le jeudi 23 avril 2020.

Séance inaugurale

Séance inaugurale le mardi 15 octobre 2019 à 19 heures
Texte Art Architecture, Gianni Pettena

Gianni Pettena
La galerie Salle Principale représente Gianni Pettena.
Né en 1940 à Bolzano. Vit et travaille à Fiesole, Italie.
Gianni Pettena est une figure majeure de l’architecture radicale italienne des années 1960-70, évoluant aux côtés d’Ettore Sottsass Jr, Archizoom ou Superstudio. Pettena contribua à réformer la discipline architecturale marquant son approche par un recours aux processus artistiques comme la performance et l’installation. Artiste, architecte, designer, professeur, historien et critique d’architecture, il s’est défini avant tout comme « an-architecte » bousculant les dogmes de cette discipline. Il a développé une pensée très spécifique de l’architecture confrontée avec une nature universelle et prône une philosophie de « precise carelessness » visant à prendre acte des forces et comportements naturels.
Il réalise une série de performances urbaines dans lesquelles il utilise des slogans (Carabinieri, 1968 ; Grazia et Giustizia, 1968, Milite Ignoto, 1968) où, un groupe d’étudiants fait défiler des lettres géantes face aux monuments historiques et classiques de la ville. Dans les années 1970, Pettena se rapproche de l’art conceptuel et du Land Art. L’année 1972 est marquée par une série de travaux historiques réalises durant ses années d’enseignements à Salt Lake City (USA) (Clay House, Ice House, Thundered). Années au cours desquelles il produit une série de photographies en Amérique intitulée « About non conscious architecture » qui atteste de sa philosophie de l’architecture comme science déjà présente dans la nature. Ses oeuvres renvoient alors l’idée à son expérimentation physique en la confrontant à l’échelle du corps et du contexte naturel ou urbain.

Programme Octobre 2019 – Juin 2020

Mardi 15 octobre 2019 / Texte Art Architecture
En collaboration avec la galerie Salle Principale
Gianni Pettena, architecte

Mardi 19 novembre 2019 / Esquisse d’une linéalogie
Manola Antonioli, professeure de philosophie, ENSA Paris-La Villette, Florian Bulou Fezard, architecte, doctorant en philosophie esthétique, Université Paris-Nanterre

Jeudi 12 décembre 2019 / L’architecture en proie à l’analogie
Modération : Florian Bulou Fezard
Pierre Hyppolite, maître de conférences en littérature française, Université Paris-Nanterre, Marc Perelman, professeur en esthétique architecturale et éditoriale, Université Paris-Nanterre

Jeudi 16 janvier 2020 / Ce que la littérature risque en architecture
Modération : Marco Assennato, maître de conférences associé, ENSA Paris-Malaquais
Jac Fol, architecte, professeur de philosophie, ENSA Paris-Malaquais, Giulia Tellier, architecte DE, ENSA Paris-Malaquais

Jeudi 27 février 2020 / Qu’est-ce que la critique architecturale ?
Modération : Manola Antonioli
Vincent Jacques, maître de conférences en philosophie, ENSA Versailles, Richard Scoffier, professeur d’architecture, ENSA Val-de-Seine

Jeudi 12 mars 2020 / Éloge de la dialectique
Modération : Maxime Geny, doctorant en architecture, ENSA Paris-La Villette / U. Paris-Nanterre
Pierre Chabard, maître de conférences en histoire et théorie de l’architecture, ENSA Paris-La Villette, Philippe Vander Maren, architecte, Richard Venlet, architecte

Jeudi 26 mars 2020 / Texte, design et édition : graphiste et architecte
Modération : Caroline Bouige, rédactrice en chef de la revue de graphisme étapes:
Guillemette Morel Journel, chercheuse en histoire de l’architecture, ENSA Paris-Malaquais, Catherine de Smet, historienne du graphisme, maître de conférences à l’Université Paris 8, Baldinger.Vu-Huu, graphiste Building Paris, graphiste

Jeudi 23 avril 2020 / Des pages pour penser : pédagogies des écritures
Modération : Patrick Leitner, maître de conférences en architecture, ENSA Paris-La Villette
Stéphanie Nava, artiste-plasticienne, maître de conférences, ENSA Paris-La Villette
Marc Bedarida, maître de conférences, ENSA Paris-La Villette

Jeudi 14 mai 2020 / Fictions architecturales
Modération : Clémentin Rachet, architecte, doctorant en architecture à l’ENSA Nantes, AAU CRENAU
Esteban Restrepo Restrepo, architecte, maître de conférences associé, ENSA Paris-La VilletteThomas Clerc, écrivain, maître de conférences, Université Paris-Nanterre

Jeudi 4 juin 2020 / On est chez Félix
Modération : Manola Antonioli
Michèle Didier, galerie-michèle didierLaurent Marissal, artiste-plasticien

Projection du film documentaire : “Regard sur le Guangdong” du réalisateur Yao Guoqiang – ENSA Paris-Belleville – 3 octobre 2019

Mercredi 02 oct 2019

Projection du film documentaire dans le cadre du cours Villes asiatiques : “Regard sur le Guangdong” du réalisateur YAO Guoqiang

suivi d’un échange/débat animé par Yang Liu en présence de :
YAO Guoqiang, réalisateur
Françoise GED, responsable de l’Observatoire de l’architecure de la Chine contemporaine
Cristiana Mazzoni, directrice de l’UMR AUSser, professeure de l’ENSAPB
avec la collaboration de Colette GRANDCLAUDON, administrateur culturel territorial

Lieu : ENSA Paris-Belleville, Amphi Huet, 60 boulevard de la Villette, 75019 Paris
Date : jeudi 3 octobre 2019 à 17h30

Appel à communication : Tourisme(s) en situation coloniale et postcoloniale : sites, architectures et récits aux 19ème et 20ème siècle (date limite : 30 octobre 2019)

Mercredi 02 oct 2019
Organisateur

Organisée par Malik Chebahi (maitre de conférences associé à l’ENSA Paris Belleville, chercheur IPRAUS/AUSser) et Tsouria BABA-AHMED KASSAB Professeur à l’Ecole Polytechnique d’Architecture et d’Urbanisme

Modalités de soumission

Les propositions de communication d’une page maximum accompagnées d’un bref cv et d’une liste des publications, devront être envoyées aux adresses suivantes : t.kassab@epau-alger.edu.dz , malik.chebahi@paris-belleville.archi.fr
Avant le 30 Octobre 2019.

Langues : Français et anglais

Appel à communication colloque_tourisme_colonialTélécharger Argumentaire

En situation coloniale ou après les indépendances, les rapports entretenus par le couple tourisme-colonisation sont depuis quelques années source de questionnement pour de nombreux chercheurs. Des travaux récents ont notamment interrogé le rapport à la référence locale du patrimoine touristique colonial maghrébin et fait ressortir les stratégies politiques et idéologiques qui se tramaient derrière la mise en tourisme de ce territoire (Isnart, Jelidi, Zytnicki, 2018). Dans la continuité de ces recherches, les journées d’étude organisées conjointement par l’Ecole d’architecture de Paris Belleville et l’Ecole Polytechnique d’architecture et d’Urbanisme d’Alger (EPAU) souhaitent réunir des contributions traitant du développement du tourisme moderne à partir du XIXe siècle dans les empires coloniaux européens. Il s’agit notamment de réfléchir aux connections de mouvements souvent étudiés de manière monographique et nationale, et dont les acteurs circulaient pourtant entre les pays, les groupes et même les esthétiques, à l’échelle locale ou mondiale. Une place particulière sera accordée aux interventions traitant de la mise en tourisme de l’Algérie, notamment celles qui confronteront l’expérience algérienne avec d’autres expériences menées dans les anciennes colonies européennes.    

Informations pratiques

Dates prévisionnelles :  5 et 6 décembre 2019
Lieu : Ecole Nationale Supérieure de Paris Belleville, 60 boulevard de la Villette, 75019 Paris

Paru : “Phnom Penh privatisée : la propriété à l’épreuve de la coutume” / Adeline Carrier, Cahier Péninsule n°13, IRASEC-Péninsule, 2019

Mardi 01 oct 2019

“Phnom Penh privatisée : la propriété à l’épreuve de la coutume” / Adeline Carrier, Cahier Péninsule n°13, IRASEC-Péninsule, 2019, 1 Vol. (234 p.), ISBN 978-616-7571-35-5

Préface de Charles Goldblum

Accédez au site éditeur : Phnom Penh privatisée

Présentation éditeur

Ce livre analyse les écueils de la réforme foncière dans laquelle est engagé le Cambodge depuis 1993, à l’instar d’autres pays socialistes en transition vers un régime libéral. Il l’aborde à partir de la ville de Phnom Penh, marquée par une gestion conflictuelle des terres où coexistent le formel et l’infra légal dans un contexte de tensions  socioéconomiques majeures. C’est à ce jour la première tentative d’explication des dysfonctionnements du foncier qui prenne en compte l’histoire contemporaine, les textes de loi vernaculaires imprégnés d’influences étrangères, et les pratiques des citadins, oscillant entre respect de la loi et attachement aux usages coutumiers.
Une des spécificités du système foncier actuel réside dans la manière dont les élites politico-économiques s’appuient sur le droit romano-germanique et, plus largement, sur les outils de la propriété privée cadastrée pour régenter le marché à leur guise. En accueillant favorablement les préconisations de l’expertise internationale consistant à imposer l’immatriculation cadastrale comme garantie du droit de propriété, elles entretiennent un climat d’insécurité en leur faveur. Monnayé dans le cadre d’une bureaucratie patrimoniale, le mécanisme de sécurisation des droits du sol oppose les détenteurs d’un titre de propriété aux bénéficiaires d’un simple droit de possession, à la merci d’une expulsion vers la périphérie urbaine.
Basé sur l’instrumentalisation d’un droit étranger, ce phénomène de ségrégation socio-spatiale qui se déploie depuis vingt-cinq ans trouve son origine dans la réorganisation de la capitale après la défaite khmère rouge de 1979. Si le droit d’inspiration socialiste, transposé du cadre légal vietnamien, s’est alors imposé pour règlementer la distribution des logements et des terrains, la population d’origine rurale qui repeupla Phnom Penh a majoritairement perpétué les usages fonciers traditionnels. Il en a résulté un décalage souvent conflictuel entre l’application du droit et la résilience de pratiques séculaires. Cette rémanence de la coutume n’est elle-même pas récente : le vieux droit royal s’était perpétué durant l’époque coloniale puis à l’Indépendance en dépit de plusieurs tentatives d’instaurer la propriété romano-germanique.
En ignorant le poids social de cet héritage, la réforme foncière actuelle se heurte à des obstacles chroniques qui mettent en péril l’essence même de la démarche : l’accès équitable à la sécurité foncière pour tous.

Sommaire

Préambule
Introduction
Les limites de la standardisation
La résilience sociale de la coutume
La ville sélective

I. Défis de la mise en pratique de la réforme foncière libérale

La fabrique internationalisée de la propriété privée cadastrée
L’émancipation privée du système collectiviste 1989-1992
L’achèvement du processus : l’établissement de la propriété foncière
L’indispensable cadastre

L’échec de la sécurisation foncière par l’immatriculation cadastrale
Deux procédures conjointes d’enregistrement des propriétés
L’immatriculation foncière dans la pratique
Les entraves majeures à l’établissement du cadastre à Phnom Penh
Le cadastre face à la résilience du système foncier informel

Les effets collatéraux de la réforme
L’utilité publique : outil de l’arbitrage
Les évictions sur le domaine privé de l’État
Une insécurité foncière chronique

II. Un antécédent à la crise foncière : la norme socialiste à l’épreuve de la coutume
L’expérience socialiste en matière de gestion urbaine et foncière
Un régime foncier conforme au modèle vietnamien
La gestion fragmentée du territoire urbain
La distribution contrôlée des droits d’usage
L’accès sous restriction à la ville
La dotation des droits d’usage sur mérite révolutionnaire
La propriété d’État privatisée
La privatisation du droit d’usage
Réformer la révolution
L’indésirable propriété privée ?
Décollectiviser un régime foncier privatisé
L’héritage coutumier

III.Sécuriser les droits sur la ville
L’opportunité politique de la propriété privée
Le contrôle élitaire du foncier et des droits associés
L’usage politique des outils de la propriété privée
Administration urbaine et rivalités institutionnelles
Phnom Penh privatisée
La promotion de l’urbanisme ultra-libéral
La ville fragmentée
L’impératif de la sécurisation foncière
Le cercle vicieux de l’insécurité foncière
Sécuriser le droit à la terre

Conclusion
Bibliographie
Glossaire
Acronymes

Paru : “L’Asie du Sud-Est : émergence d’une région, mutation des territoires” / sous la direction de Nathalie Fau et Manuelle Franck, Editions Armand Colin, septembre 2019

Lundi 30 sep 2019

“L’Asie du Sud-Est : émergence d’une région, mutation des territoires” / sous la direction de Nathalie Fau et Manuelle Franck, Editions Armand Colin, septembre 2019, 1 Vol. (448 p.), Collection Horizon, EAN 9782200626983

Les auteurs : Nathalie Fau, Manuelle Franck, Jean-François Bissonnette, Christine Cabasset, Rodolphe De Koninck, Olivier Dehoorne, Frédéric Durand, Sylvie Fanchette, Marie Gibert-Flutre, Charles Goldblum, Mathieu Guérin, Nathalie Lancret, Eric Mottet, Marie Mellac, Françoise Nicolas, Karine Peyronnie, Jean-François Rousseau, Marion Sabrié, Marie-Sybille de Vienne, Paul Wormser.

Accédez au site éditeur : L’Asie du Sud-Est

Résumé éditeur

Cet ouvrage prépare à l’une des questions de géographie du CAPES d’histoire-géographie et également à l’une des questions de géographie des territoires de l’agrégation de géographie.Au carrefour de deux continents, l’Asie et l’Océanie, de deux géants démographiques, la Chine et le sous-continent indien, et de deux océans, l’Indien et le Pacifique, l’Asie du Sud-Est constitue l’extrémité tropicale du continent asiatique. Formée d’une péninsule et d’un chapelet d’îles, s’étalant sur 4 500 000 de km² et peuplée d’un peu plus de 600  000  millions d’habitants, cette région se compose aujourd’hui de onze pays, d’une considérable diversité de tailles, de populations, de géographies, de cultures et de niveaux de vie. Une telle complexité – socio-économique notamment – tend même à remettre en cause le statut de région de l’Asie du Sud-Est.Les auteurs de ce manuel se sont donc attachés à penser l’Asie du Sud-Est dans sa globalité afin d’en dégager des traits communs, en multipliant les approches transversales et multiscalaires, sans pour autant négliger de prendre en compte chaque pays dans ses spécificités. Parallèlement, deux grandes problématiques – la définition géographique de la région d’une part et son développement économique d’autre part– fondent le livre, construit autour de cinq parties : « L’émergence d’une région », « Les modèles de développement », « Les limites du développement », « Territoires de l’urbain » et « Intégration et géopolitique régionales ». L’ensemble des cartes, schémas, tableaux et graphiques proposés permettra au lecteur d’obtenir une connaissance précise et approfondie de cette nouvelle question du Capes et de l’agrégation.

Sommaire

Introduction : Emergence d’une région, mutation des territoires, L’émergence d’une région, La construction d’une région,  Diversité et disparités des territoires,  Les principaux éléments spatiaux et leurs bouleversements,  Les modèles de développement, Le « miracle » de l’émergence,  Les agricultures sudest asiatiques,  Le tourisme en Asie du Sud-Est,  Les mutations démographiques,  Les limites du développement, Défis environnementaux et limites d’un modèle,  Une société travaillée par le changement,  Territoires de l’urbain,  Des modèles de villes et des réseaux urbains,  Métropolisation en Asie du Sud-Est,  Intégration et géopolitique régionales, Les processus et les espaces de l’intégration régionale,  Les espaces transfrontaliers et transnationaux,  La Chine et l’Asie du Sud-Est,  Au coeur des rivalités entre les grandes puissances régionales, Conclusion : Nouveaux enjeux et reconfigurations spatiales.

Paru : “Tourism Fictions, Simulacra and Virtualities” / Maria Gravari-Barbas, Nelson Graburn, Jean-Francois Staszak, Routledge, 2019

Lundi 30 sep 2019

“Tourism Fictions, Simulacra and Virtualities” / Maria Gravari-Barbas, Nelson Graburn, Jean-Francois Staszak, Routledge, 2019, 1 Vol. (254 p.), ISBN 9780367232481

Accédez au site éditeur : Tourism Fictions, Simulacra and Virtualities

Présentation éditeur

Tourism Fictions, Simulacra and Virtualities offers a new understanding of tourism’s interaction with space, questioning the ways in which fictions, simulacra and virtualities express tourism in the built environment and vice versa.

Since its beginnings, tourism has inspired themed built environments that have a constitutive, and sometimes problematic, relationship with the “real” world and its architectural references. This volume questions and rethinks the different environments constructed or adapted both for and by tourism exploring the relationship between the “real” and the “unreal” within the tourist bubble and the ways in which the real world inspires simulacra for tourism use. Adopting an interdisciplinary approach this book touches on a wide range of geographical areas, eras and subjects such as post-socialist tourism in Poland, the Hawaiian imaginary in Las Vegas, Rio de Janeiro’s Little Africa, as well as multiple instances of virtual reality in tourism.

This timely and innovative volume will be of great interest to upper level students, researchers and academics in tourism, architecture, cultural studies, geography and heritage studies.

Sommaire

List of figures. List of contributors.

1 Tourism fictions, simulacra and virtualities: write, stage and play the tourist game. Part 1: Fictions 2 White lies: reclaiming Rio de Janeiro’s denied slave past in the touristic redevelopment of the old port. 3 Pałacy-in-progress: re-imagining East Prussian country estates in post-socialist tourism landscapes of Northeast Poland. 4 Tourist bubbles in the Alps: sliding from the sublime into picturesque worlds. 5 Iconic architecture or theme park? Seville’s cinematographic reinvention for tourism purposes (1914–1930). Part 2: Simulacra 6 (Re)Presenting paradise: the Hawaiian imaginary in Las Vegas. 7 Tourism, simulacra and architectural reconstruction: selling an idealised past. 8 From the Lascaux cave to Lascaux IV: repetition and transformation of a simulacrum. 9 An oriental town patterned upon movies concepts: China City, a tourist simulacrum in Los Angeles (1938–1948). Part 3: Virtualities 10 The city of light in the city of signs: virtuality and tourism at Paris, Las Vegas. 11 To be a S.T.A.L.K.E.R. On architecture, computer games and tourist experience in the Chernobyl Exclusion Zone. 12 Virtualities in the new tourism landscape: the case of the Anne Frank House virtual tour and of the visualizations of the Berlin Wall in the Cold War context. 13 Iconic architecture in tourism: (how) does it work?

Index

Parue : La lettre des nouveautés du carnet de l’UMR AUSser n°77 du 27 septembre 2019

Vendredi 27 sep 2019
La lettre des nouveautés du Carnet de l’UMR AUSser n°77 du 27 septembre 2019

Accédez à ce numéro : lettre des nouveautés du Carnet de l’UMR AUSser n°77

Vous y trouverez les nouveautés (appels, événements, publications) repérées et publiées sur le carnet de veille de l’UMR AUSser.

Les informations de cette lettre sont classées par rubrique du carnet de veille : Actualités de l’UMR, Appels, Billets/Notes, Cartes et plans, Doctorat/DSA, Evénements extérieurs, InfoDoc, Publications.

Vous pouvez consulter la collection de cette lettre en ligne sur le Carnet de veille : http://umrausser.hypotheses.org/les-nouveautes-du-blog-de-lumr-ausser

La prochaine lettre paraîtra le vendredi 25 octobre 2019.

Exposition “Taking the Country’s Side: Agriculture & Architecture” – Centre Culturel de Belèm – 05 octobre 2019 au 16 février 2020

Vendredi 27 sep 2019
Organisateur

Curator : Sébastien Marot (OCS/AUSser)
Co-produced by Garagem Sul and Lisbon Architecture Triennale

Lieu de l’exposition : Centre culturel de Belèm, Praça do Império, 1449-003 Lisboa, Portugal
Date : 05 octobre 2019 au 16 février 2020

Accédez au site : Taking the Country’s Side

Présentation

Taking stock of the severe environmental predicament that now faces our world, this exhibition intends to ignite a reflection (both retrospective and pro-spective) on the strong link between the twin disciplines of agriculture and architecture, and on their growing divorce since the industrial revolution. It aims to learn from agricultural scientists, activists and designers who have consistently explored the hypothesis of a future of energy descent and its consequences, for the redesign and maintenance of living territories. Agroecology and permaculture have evolved useful concepts and strategies for imagining a post-industrial technology based on a radical economy of energy and material resources. What if we consider permaculture not only as a kind of architecture? What about redefining architecture’s rationality and economy of means today?

The exhibition is structured in three main areas: a central space with seven sections, a large-scale illustration and a screening area for documentary films. “Taking the Country’s Side” is a reflexive and didactic attempt to reconnect architecture and agriculture and to emphasize lessons that contemporary architects and urbanists might draw from this school of thought and action.

Exposition en deux chapitres “Lina Bo Bardi” – sur deux lieux à Orléans : Médiathèque d’Orléans et Médiathèque Maurice Genevoix – 11 octobre 2019 au 31 janvier 2020 et 11 au 27 octobre 2019

Vendredi 27 sep 2019
Présentation

Pour le réseau des médiathèques, les étudiant·es de l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville développent une exposition en deux chapitres intitulée Lina Bo Bardi.

Enseignements partagés, consacrée à l’artiste et architecte italo-brésilienne. Présenté dans la salle d’exposition ainsi que dans les espaces de consultation de la Médiathèque d’Orléans, le premier volet réunit des éléments mobiliers dessinés par Lina Bo Bardi ainsi que des photographies, des vidéos et des maquettes de ses constructions emblématiques. Le deuxième volet se déploie quant à lui à la Médiathèque Maurice Genevoix à Orléans-La Source.
Accédez à l’annonce : Lina Bo Bardi

Exposition “Lina Bo Bardi : enseignements partagés” Accédez à l’affiche de présentationTélécharger

Commissariat : Elisabeth Essaïan (IPRAUS/AUSser)
Lieu : Médiathèque d’Orléans, 1 Place Gambetta, 45043 Orléans
Date : 11 octobre 2019 au 31 janvier 2020


Présentation par les organisateurs : La première, accueillie dans les murs de la Médiathèque d’Orléans, est un remontage partiel de l’exposition Lina Bo Bardi. Enseignements partagés, conçue et présentée à l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville en 2017-2018, sous le commissariat d’Élisabeth Essaïan et Alessandra Criconia. En s’appuyant sur l’important travail historique réalisé par l’Oficina Bo Bardi, groupe de recherche du Département d’architecture de Roma Sapienza, elle était composée d’objets – maquettes, meubles, structures, design graphique, kirigami – spécialement conçus et réalisés en 2016-2017 dans le cadre des enseignements de l’ENSA de Paris-Belleville et de Roma Sapienza. Vingt-huit enseignants et cent quarante- deux étudiants, dont certains provenant des universités internationales partenaires, avaient participé à ce projet polyphonique, dont on peut découvrir la totalité dans le catalogue éponyme. Une partie des objets, – les maquettes, la fenêtre du Sesc Pompeia et le mobilier, sont aujourd’hui présentés aux différents étages de la Médiathèque d’Orléans.

Exposition “Lina Bo Bardi. Une solitude partagée” Accédez à l’affiche présentation :Télécharger

Commissariat et scénographie : Elisabeth Essaïan (IPRAUS/AUSser) avec Ludovik Bost et Martin Monchicourt
Lieu : Médiathèque Maurice Genevoix, 1 place Pierre Minouflet, 45000 Orléans
Date : 11 octobre au 27 octobre 2019

Présentation par les organisateurs : C’est autour de ce thème de la solitude que les étudiants en licence et en master de l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville ont travaillé durant l’année 2018-2019. Cinq projets ont été d’abord élaborés par des groupes concurrents sur le parvis de la médiathèque d’Orléans et évalués par le jury composé par l’équipe du FRAC et les enseignants de l’ENSA-PB.
Libre interprétation du restaurant Coatí de la rue Ladeira da Misericórdia à Salvador da Bahia (1990), le projet lauréat, – un pavillon circulaire en bois – a ensuite été développé et construit pour être monté sur un nouveau site, face à la Médiathèque Maurice Genevoix.

Journées d’études “Installative Archive: Feministische perspektiven auf Stadt-/Raum / Archives installatives : perspectives féministes sur la ville et l’espace” – Vienne (Autriche) – 26 au 28 septembre 2019

Jeudi 26 sep 2019
Intervention membres UMR AUSser

En novembre 2018, le GRAPh (Groupe de recherche et d’animation photographique) a invité pour un travail in situ, à Carcassonne, le collectif Penser l’Urbain par l’Image “ (PUI). Le collectif fait le choix d’une relecture du fond des images
réalisées dans le cadre des ateliers de pratique amateur que le GRAPh anime depuis 30 ans. Réinterpréter collectivement les images, imaginer leurs conditions de production, les remettre en scène vise à la fois un dialogue avec ces pratiques
d’éducation populaire et une confrontation des positions emacipatrices liées à la médiation d’archives visuelle d’un espace.
Réalisé par Florine Ballif, Alexa Färber, Lucinda Groueff, Anne Jarrigeon, Laetitia Overney (IPRAUS/AUSser), Mina Saïdi-Sharouz, Hortense Soichet, Clément Luccioni. Avec la complicité de Aurélie Pétrel et Eric Sinatora.

Présentation des journées

Quel est le potentiel du film, de la photo, du son, du texte, de la lumière, du corps, du mouvement lorsqu‘ils et s‘emparent des dimensions historiques de l‘urbain ou les matérialisent en espaces de mémoire ? Le réseau de recherche franco-allemand „Penser l‘urbain par l‘image“ se penche sur cette question dans une série d‘événements 2018 avec la journée d’étude „Des contre-regards documentaires ? Les mondes urbains photographiés et filmés par les femmes“ (Paris) et a ensuite conduit à l‘installation d‘une médiathèque imaginaire au festival “Fictions documentaires” à Carcassonne.
L’atelier “Archives installatives : Perspectives féministes sur la ville et l’espace” s’intéresse aux compositions spatiales d’artist.e.s et de chercheur.e.s qui reposent sur les potentiels de l’archive. Quelles dimensions émancipatrices du matériel multimédia et de la mémoire publiée temporairement peuvent être reconnues dans les oeuvres et quelles préoccupations urbaines peuvent ainsi être projetées ? Nous avons pu gagner l‘artiste Ulrike Ottinger comme source d‘inspiration pour une présentation de son travail actuel “Paris Calligrammes”. Sa rétrospective sur Paris recombine son propre travail artistique en tant que film et exposition avec des documents qui rendent perceptible et traçable le terrain tendu du quotidien des années 1960 à nos jours. Paris est à la fois pleine de promesses et d‘obstacles, et les archives installatives permettent d‘expérimenter les deux. L’atelier sera consacré à l’examen des potentiels de la forme installative avec les travaux du Secrétariat pour esprits, politiques des archives et lacunes (Wien) , du collectif Penser l’urbain par l’image (Paris/Wien) et Lucinda Groueff (Paris). La table ronde avec les anthropologues urbaines Anne Raulin (Paris) et Johanna Rolshoven (Graz) ainsi que l‘historienne de l‘art Katharina Sykora (Berlin) condensera la journée d‘études. A la fin du
programme, en présence d‘Ulrike Ottinger, nous entrerons sur le terrain du plaisir urbain local avec son film “Prater” (2007).

Accédez au programme : Installative_Archive_WEB_Heft_23092019Télécharger

Prix spécial de l’article scientifique sur l’habitat social remis à Laëtitia Overney (IPRAUS/AUSser)

Jeudi 26 sep 2019
Prix de l’article scientifique sur l’habitat social 2019

Laetitia Overney (IPRAUS/AUSser) a reçu le prix spécial de l’article scientifique sur l’habitat social USH/CDC pour « Le métier de femmes en HLM. Archives télévisuelles des années 1960 » publié en 2018 dans la revue en ligne Images du travail. Travail des images.
Cette remise de prix a eu lieu lors d’une table ronde au Congrès HLM de Paris le 25 septembre 2019.

Résumé de l’article : L’article décrit le travail des femmes dans les grands ensembles en s’appuyant sur des sources encore peu exploitées – les nombreuses archives télévisuelles des années 1960. Quelles pratiques et quelles attitudes, quels savoirs et savoirs faire sont alors mis en vue par les documentaires de la télévision ? L’article se concentre particulièrement sur deux femmes : l’une se consacre sans relâche au travail domestique tandis que l’autre s’investit dans l’action sociale communautaire pour le quartier. Ce métier de femmes en HLM prend consistance au croisement de la politique de construction de l’après-guerre, de l’émancipation des femmes et des expériences documentaires de la télévision des années 1960. Il se construit en tension entre le champ militant et le champ professionnel. Il apparaît sous de multiples facettes puisque les personnages filmés sont femme au foyer, conseillère ménagère, commerçante, animatrice-militante, ou encore infirmière à domicile. Et bien souvent, tout ça à la fois. Les effets de l’urbanisation sur l’émancipation des femmes de milieu populaire affleurent alors à l’écran.

Colloque “Les 100 ans du Bauhaus” – ENSA Toulouse – 18 et 19 octobre 2019

Jeudi 26 sep 2019
Organisateurs

Comité scientifique :
Françoise Blanc (ENSA Toulouse), Dominique Dehais (ENSA Rouen), Sophie Fétro (Université Paris 1), Caroline Maniaque (ENSA Rouen), Martin Mäntele, (HFG Ulm), Joanne Pouzenc (ENSA Toulouse, Berlin).
Comité d’organisation :
Andrea Urlberger (ENSA Toulouse), Adélaïde Boelle (doctorante, Ensa Toulouse), Mathilde Thouron, (doctorante, Ensa Toulouse)

Présentation

Il y a 100 ans a été fondé le Bauhaus. La construction d’une société nouvelle à travers la conception d’un habitat adapté était son but final. Et pourtant, à côté de ses célèbres bâtiments et meubles comme la chaise Wassily de Marcel Breuer, sa réalité était bien plus complexe. Mettant en place différentes méthodes d’enseignement dont résulte, entre autres, l’émergence d’un enseignement en design, l’architecte Walter Gropius, son fondateur, ainsi que des artistes
comme Wassily Kandinsky, Paul Klee ou László Moholy-Nagy ont indéniablement su tisser des liens profonds entre art et architecture à travers une approche résolument transdisciplinaire. Loin d’être uniforme et malgré leurs nombreux conflits, le Bauhaus reste, en dépit de sa courte existence (1919 à 1933), une des écoles d’arts appliquées parmi les plus célèbres du 20e siècle. Aujourd’hui se pose la question comment interpréter cette modernité dans le cadre de
l’enseignement en architecture, en art et en design ? Faut-il seulement la comprendre comme un moment du passé, parfois lourd à porter, ou plutôt comme un tournant qui a orienté notre façon d’aménager le monde? Comment explorer, au-delà des clichés, toute sa complexité et ses méthodes de travail ?
En 2019, le Bauhaus fête ses 100 ans. Un anniversaire préparé depuis longue date en Allemagne qui voit la construction de musées à Berlin, à Dessau et à Weimar. Pour fêter cet évènement, l’ENSA Toulouse et le LRA organisent un colloque.

Les Rendez-vous Chine : “Parcs naturels, valorisation des paysages, reconversion des territoires” – Cité de l’architecture et du patrimoine (Paris) – 15 octobre 2019

Jeudi 26 sep 2019
Présentation par les organisateurs

Avec un potentiel de sites paysagers exceptionnels, de villages au patrimoine remarquable, la Chine est à la recherche de pratiques et de méthodes adaptées pour assurer le développement économique et social des habitants.

Comment préserver la biodiversité, soutenir et promouvoir les productions locales, contrôler la spéculation immobilière, développer de manière raisonnée le tourisme ? Dans le cadre des projets sélectionnés par l’AFD, le Ministère chinois des finances et la Commission nationale de la réforme et du développement, le modèle français des Parcs Naturels Régionaux a été retenu. Ainsi, le parc national de Xianju, dans la province du Zhejiang, a engagé avec le PNR des Ballons des Vosges une coopération fructueuse.

Comment permettre la valorisation sans la défiguration sous la pression du tourisme, comme favoriser la biodiversité, encourager des pratiques nouvelles dans des territoires qui ont été exploités par l’industrie ?

Avec Mme Wang Qian, chercheuse spécialisée en paysages culturels et politiques patrimoniales chinoises au Centre de recherche et développement du Conseil des affaires d’État, et Marc Verdier, architecte et urbaniste, directeur du CAUE de Meurthe-et-Moselle, maître de conférence à l’ENSA Nancy

Modération : Françoise Ged, responsable de l’Observatoire de la Chine, Cité de l’architecture et du patrimoine.

Informations pratiques

Lieu : 7 avenue Albert de Mun, Paris 16e
Date : mardi 15 octobre 2019, 18h30
Accédez au site de la Cité : Rendez-vous Chine

Colloque “Droit(s) et jardin, de l’humain à l’universel” – Bibliothèque nationale de France (Paris) – 15 novembre 2019

Jeudi 26 sep 2019
Présentation

Le colloque annuel à la BnF est organisé par l’Institut de recherche pour un droit attractif (IRDA), en partenariat avec le CRJ Pothier de l’université d’Orléans et la Bibliothèque nationale de France (BnF).
Pour 2019, le thème des échanges sera “Droit(s) et jardin, de l’humain à l’universel”.

Les années passées, étaient traités “Droit(s) et Street Art”, “Droit(s) et Gastronomie”, Droit(s) et Apparence vestimentaire”.

Chaque année cet événement réunit juristes, professionnels d’un domaine original et responsables de la BnF (qui présentent, chaque fois, une formidable documentation générale et iconographique).

Informations pratiques

Cette manifestation se déroulera le vendredi 15 novembre 2019 à la BnF.
L’inscription se fait  en ligne sur le site de l’IRDA : https://irda.univ-paris13.fr/
ou directement sur le lien suivant : http://colloques.dsps.univ-paris13.fr/user/sinscrire/25
Si vous souhaitez obtenir des renseignements supplémentaires vous pouvez les contacter à l’adresse suivante : irda@univ-paris13.fr

Appel à communication “Doctorales 2020 de l’ASRDLF” (date limite : 10 décembre 2019)

Mercredi 25 sep 2019
Présentation des doctorales de l’ASRDLF

Les doctorales s’adressent aux doctorants de Sciences Humaines et Sociales (aménagement, économie, géographie, gestion, histoire, sciences politiques, sociologie, etc.) dès lors que leurs travaux portent sur les questions territoriales. Véritable moment d’échange et débats entre jeune recherche et chercheurs confirmés, les doctorales se déroulent sous la forme d’ateliers thématiques. 4 ou 5 doctorants présentent leurs travaux devant plusieurs enseignants-chercheurs et autres doctorants et bénéficient ainsi de leur regards et expériences. Les doctorales rassemblent 70 doctorants et quinzaine de professeurs, encadreurs, venus de toute la francophonie. 
Accédez au site : doctorales de l’ASRDLF

L’organisation des doctorales de l’ASRDLF 2020

Les doctorales 2020 de l’ASRDF se dérouleront à l’Université d’Artois, à Arras (France) du 26 au 28 février 2020.
Ces doctorales sont organisées par le laboratoire Discontinuités pour le compte de l’Association de science régionale de langue française (ASRDLF), et avec le soutien du Comité National Français de Géographie (CNFG) et de l’Institut des Frontières et des Discontinuités (IFD). L’ASRDLF est une association scientifique internationale, éditrice de la Revue d’Economie Régionale et Urbaine, forte d’environ 350 membres, organise chaque année sur différents sites universitaires en France et à l’étranger, un colloque et une école doctorale.

Comment participer ?

Si je suis doctorant, tout est précisé dans l’onglet Appel à Communication. Ma participation est gratuite. Elle ne comprend pas le transport et l’hébergement mais comprend les repas du midi.
Si je suis enseignant-chercheur ou simple auditeur, je peux directement remplir le formulaire d’inscription en me connectant à mon compte sciencesconf (bouton connexion en haut à droite de l’écran, sous la bannière des logos). Les enseignants-chercheurs présents qui le souhaitent peuvent intégrer le comité d’encadrement qui épaule le comité scientifique lors de la manifestation. Dans tous les cas de figures, l’inscription est gratuite. Elle ne comprend pas l’hébergement et le transport, mais comprend les repas du midi. Les membres du comité d’encadrement pourront participer au repas des comités du premier soir (Repas à la charge des participants).

 

Appel à communication pour “alaric : Faire la ville : penser et représenter la production urbaine” (date limite : 9 novembre 2019)

Mercredi 25 sep 2019
Appel à communication

Accédez à l’appel : alaric
Format des propositions de communication : Les propositions de communication pourront être rédigées en français ou en anglais. Elles ne devront pas dépasser 4000 signes (environ 2 pages) et comporter un titre précis ainsi que quelques références bibliographiques. Elles indiqueront les noms des communicants, leur institution de rattachement et leur mail. Les propositions doivent s’inscrire dans l’un des trois axes thématiques décrits ci-dessous. En vue des journées d’études, les auteurs retenus devront soumettre un texte court (10 000 à 15 000 signes, espaces compris)

Présentation

Différents bouleversements actuels de l’organisation urbaine font entrer les villes dans un nouvel âge, en lien non seulement avec les mutations vers une société « post-industrielle » et « durable », mais également avec une situation d’accélération de la métropolisation et d’accentuation des ségrégations socio-spatiales (Béal et al., 2011 ; Davezies, 2012 ; Velz, 2015).

Pour pouvoir appréhender ces mutations, il est nécessaire de mettre à distance et replacer dans la longue durée ces éléments contemporains de lecture de la production des villes. Dans cette perspective, le colloque souhaite donc interroger la pensée du changement lui-même, en faisant l’hypothèse de l’apport d’un retour rétrospectif sur les mutations de la production urbaine dans l’histoire. Cette démarche peut nourrir une compréhension de l’inscription du changement urbain en cours, et, aussi, alimenter un discours prospectif essayant de penser la ville future. En effet,
aujourd’hui comme hier, c’est par l’observation de l’invention de nouvelles pratiques, manières d’habiter, de se déplacer, de la capacité à redonner du sens et de la valeur aux espaces locaux, que se repère la construction d’une nouvelle réalité urbaine.

L’analyse de la production de la ville suppose donc de pouvoir observer et identifier l’apparition de moments de discontinuité, ponctuant des dynamiques inscrites dans le temps long. Le changement urbain prend alors concrètement la forme d’une addition d’expériences qui sont autant de laboratoires tâtonnants d’un projet ayant pour objectif d’inscrire dans le quotidien et la proximité des transformations relevant de la longue durée et d’échelles globales. Dans ce contexte, les évolutions des sciences sociales ont induit un renouvellement dans les méthodologies d’observation du changement urbain, et ont imposé la nécessité de multiplier les documentations, proposant autant de perspectives disciplinaires sur la ville en train de se faire.
Le champ des Humanités Numériques notamment, qui articulent les disciplines de sciences sociales aux technologies numériques, a ouvert de nouvelles possibilités d’appréhension du changement urbain passé.

Ce cadre général de réflexion se nourrit de trois questionnements complémentaires qui invitent à une appréhension à la fois méthodologique et réflexive de la notion de changement urbain et qui définissent donc trois axes de travail :
– Qu’est-ce-que le changement urbain ?
– Comment documenter et cartographier le changement urbain ?
– Peut-on fonder une approche prospective de la ville sur la connaissance de ses dynamiques d’urbanisation ?

Ces journées d’études viennent en conclusion du projet ALARIC (A la recherche de l’Incrémentation du changement) financé par le Labex IMU. Ce projet dédié à l’exploration du changement urbain sur d’anciens territoires industriels de la région Lyon-Saint-Etienne s’inscrit dans une perspective transdisciplinaire dont l’objectif est de faire dialoguer des démarches partageant cet objet de recherche. Une attention toute particulière sera apportée aux communications centrées sur des méthodes innovantes ou des approches critiques d’appréhension du changement urbain passé et en cours, présentant l’influence des nouvelles technologies numériques dans le renouvellement des analyses portant sur le changement urbain, ainsi qu’à la place des expériences dites sensibles dans l’appréhension du changement des villes.

Colloque « Accès à l’eau, à l’hygiène et au bien-être dans les métropoles : les bains-douches, équipement du passé ou aménité du futur ? » – PUCA (La Défense) – 23 octobre 2019

Mercredi 25 sep 2019
Informations pratiques

Le colloque “Accès à l’eau, à l’hygiène et au bien-être dans les métropoles : les bains-douches, équipement du passé ou aménité du futur ?” aura lieu le 23 octobre 2019.
Accédez au programme : cliquez ici

Ministère de la transition écologique et solidaire / Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales
Grande Arche de La Défense – Paroi Sud
92055 La Défense Cedex
9h-18h
Participation gratuite mais inscription obligatoire en ligne : https://bit.ly/2OzJkSF

Intervention membre UMR AUSser

16H00 – 16H45 : SÉQUENCE 3 : DEMAIN. EXTENSION DU DOMAINE DES BAINS-DOUCHES POUR UNE VILLE APAISÉE
ET SOLIDAIRE
Cyrille HANAPPE, (IPRAUS/AUSser) architecte, responsable de projets solidaires en matière de douches et d’accès à l’eau, LAVABLAH
Arnaud LEMARCHAND, économiste, professeur à l’université du Havre, spécialiste des modes d’habiter mobiles

Présentation du colloque

Ce colloque veut associer des chercheurs et des praticiens, des professions et des approches variées, qui toutes concourent à cette compréhension.

Les quatre séances qui composent la journée sont organisées de façon à favoriser le dialogue et les échanges entre chercheurs, élus, aménageurs, architectes, acteurs associatifs, militants.
• La projection du documentaireBains-douches, 41 rue Oberkampf, Paris XI ouvrira le colloque.
• La deuxième séquence est organisée autour du cas parisien, à la fois exception européenne et modèle d’un service public séculaire. Les seize bains-douches municipaux actuellement ouverts à Paris offrent en effet gratuitement un service de qualité et quelque cinq cents cabines de douches. Une enquête par questionnaires à destination des usagers réalisée en 2017 et soutenue par le Plan Urbanisme Construction Architecture*, sera présentée et ouvrira le débat.
• La troisième séquence portera sur les aspects culturels du rapport à l’eau dans les sociétés urbaines : L’observation nous apporte alors que les bains-douches ne relèvent pas d’un simple service : si la fonction d’hygiène n’est pas discutable, l’accueil d’autrui y est une condition commune, l’attention à l’autre une nécessité. Les différences sont plus surprenantes que l’on pourrait le penser, et des exemples pris hors de nos frontières, et même dans d’autres continents, permettront de mesurer la variété des pratiques et des usages.
• La quatrième séquence, ouvrira une discussion sur les « communs » de l’eau : les formes renouvelées de l’accès à l’eau en ville permettraient-elles de faire converger les exigences écologiques et sociales ? L’extension du domaine des bains-douches permet-elle de penser la ville solidaire et apaisée de demain ?

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