Colloque international « L’échange architectural : Europe et Extrême-Orient, 1550-1950 » – 21 et 22 février 2013

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Colloque international « L’échange architectural : Europe et Extrême-Orient, 1550-1950 » – 21 et 22 février 2013

Ce colloque est organisé en partenariat par l’Institut National d’Histoire de l’Art (INHA), le Centre de recherche sur l’Extrême-Orient de Paris-Sorbonne (CREOPS – Paris 4), l’UMR AUSser (Architecture Urbanistique Société : Savoirs Enseignement Recherche) et l’Ecole nationale supérieure d’architecture Paris-Belleville, avec le soutien de la Japan Foundation et du Conseil scientifique de Paris-Sorbonne.

Organisation scientifique : Jean-Sébastien Cluzel (CREOPS, Paris-Sorbonne), Antoine Gournay (CREOPS, Paris-Sorbonne) et Nathalie Lancret (UMR AUSser, IPRAUS, ENSA Paris-Belleville)

Dates : jeudi 21 et vendredi 22 février 2013

Lieu : Institut National d'Histoire de l'Art

Télécharger le programme : Colloque international « L’échange architectural : Europe et Extrême-Orient, 1550-1950 »

Présentation :

Ce colloque international sera l’occasion d’examiner la question des échanges opérés dans le domaine architectural entre Europe et Extrême-Orient au cours de la période 1550-1950. A priori, on peut supposer que, s’agissant de deux mondes éloignés et entrés tardivement en contact direct et régulier, l’identification de ce qui est échangé devrait s’en trouver facilitée. Pourtant, s’il semble évident de reconnaître une forteresse néerlandaise en Indonésie, des églises jésuites en Chine, une pagode chinoise en Angleterre, ou un pavillon de thé japonais en France, il est difficile d’appréhender chaque fois et d’analyser ce qui s’est passé, ce qui a été transmis ou emprunté, et comment cet échange a pu se produire. Il est donc nécessaire de procéder à une enquête portant à la fois sur les causes et le contenu de l’échange. Les charpentiers japonais qui bâtissent au début de l’ère Meiji les premiers édifices de style victorien n’ont qu’une connaissance très limitée, sur les plans technique ou théorique, de l’architecture européenne ; ils édifient en s’inspirant de dessins ou de photographies, parfois sous la conduite de maîtres d’oeuvre européens, puis sous celle d’ingénieursou d’architectes japonais formés en Occident ou dans l’archipel. Cet exemple appelle à s’interroger sur les causes de l’échange, en distinguant les facteurs historiques et les vecteurs qui l’ont favorisé : rôle particulier de certains acteurs ou passeurs, transmission des savoirs, des savoir-faire et des techniques par la parole, le texte ou l’image, formation aux divers métiers concernés, importation d’outils, de matériaux ou de personnels, etc. Parallèlement, il s’agit de préciser sur quoi porte l’échange, car la transmission des modèlesn’est jamais intégrale : les bâtisseurs visent tantôt à reproduire des formes, tantôt à retrouver des fonctions. Les modèles font souvent l’objet d’adaptationset de réappropriations. Ce colloque permettra de rapprocher et confronter diverses études de cas, et de transcender les habituels découpages chronologiques et géographiques, qui tendent à fausser l’interprétation de l’échange architectural et de ses mécanismes.