Estelle Thibault : HDR le 27 octobre 2015

Productions scientifiques : 

Titre du dossier d’habilitation 

Architecture, sciences de l’esthétique et théories de la forme

Le dossier présenté en soutenance se compose de trois documents. La note de synthèse (vol. 1) fait retour sur un parcours de recherche en école d’architecture. Elle s’accompagne d’une sélection de travaux (vol. 2) distribués en quatre ensembles thématiques : Esthétiques scientifiques et rationalismes ; Architecture : enseignement, diffusion, transmission ; Art total, art social ; Théories de l’ornement et sciences de la forme.

Jury 

Rapporteurs :

  • Laurent Baridon (Professeur, Université Lyon 2) ;
  • Martin Bressani (Professeur, Université McGill, Montréal) ;
  • Rossella Froissart (Professeur, Université Aix-­‐Marseille).

Examinateurs :

  • Renaud d’Enfert (Professeur, Université de Picardie) ;
  • Valérie Nègre (Professeur, ENSA Paris‐la-­Villette) ;
  • ​Mercedes Volait (Directeur de recherche, InVisu USR 3103-­CNRS/INHA).

Tuteur  : 

  • Jean-­Louis Cohen (Professeur des universités, Institute of Fine Arts, New-­‐York).


Mémoire : Démontrer l’ornement. Jules Bourgoin (1838-1908)

À la croisée de ces questions, le mémoire (vol. 3) examine, en suivant la trajectoire intellectuelle de l’architecte et théoricien de l’ornement Jules Bourgoin, un ensemble de réflexions sur la définition d’une science des formes pour les arts techniques. Partant d’une critique radicale des doctrines dominantes prônant l’alliance de l’art et de l’industrie, il envisage la fondation d’une discipline spécifique capable d’adosser tant l’analyse que la création. Bien que menés par un chercheur relativement solitaire, en marge des institutions académiques et des cercles artistiques, les travaux de Bourgoin n’en éclairent pas moins un vaste contexte de débats sur les pédagogies du dessin, de l’ornement et de l’architecture, à l’âge de la mécanisation et de la démocratisation de l’éducation artistique. Nourri d’une culture scientifique et philosophique approfondie, son projet d’une morphologie pour les arts d’ornement, incompris en son temps, trouve des résurgences au siècle suivant.