Journées d'études "Transformations des villes et du territoire 1750-1950" - 15-16 novembre 2012.

Type de manifestation : 
Année de la manifestation : 

Journées d’études "Transformations des villes et du territoire - 1750-1950"

Lieu : École Nationale Supérieure d'Architecture de Paris-Belleville, 

Dates : 15-16 novembre 2012.

Organisateur : IPRAUS (UMR AUSser)

Organisateurs scientifiques : Michèle Lambert-Bresson , Annie Térade

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Présentation des journées d'études :

Du milieu du XVIIIe au milieu du XXe siècle, les villes françaises et européennes ont connu de nombreuses évolutions : croissance démographique et extension de l’aire bâtie (bien que ces phénomènes aient été très inégaux selon les cas), mais aussi diverses interventions de modernisation, telles que la suppression d’une enceinte fortifiée, la création de grands « équipements » urbains (bâtiments institutionnels, hôpitaux, universités, etc.), celle d’infrastructures de transport nouvelles (des biens et/ou des personnes : routes, canaux, chemins de fer, aéroports). En France, les plans d’extension, dès le XVIIIe siècle, les plans d’alignement, à partir de la loi de 1807 et au fil de leurs révisions successives durant le XIXe, puis les plans établis après 1919 sur la base de la loi Cornudet ont été les principaux outils d’organisation et de contrôle de ces transformations par les pouvoirs publics. Des documents comparables ont-ils existé dans d’autres pays et quels en ont été les effets ? Au-delà de tels outils d’intervention, dans la lignée de ces plans ou de façon divergente, ont largement concouru aux évolutions des villes et des territoires l’action d’acteurs multiples – investisseurs et spéculateurs privés, compagnies industrielles ou ferroviaires, etc.

Le but des Journées des 15 et 16 novembre prochains est ainsi, à partir d’études de cas, d’observer comment ont pu se combiner plans d’extension, percées, lotissements, création d’infrastructures ou d’emprises industrielles d’une part, actions publiques et privées d’autre part ; comment donc s’est opérée et a évolué la «fabrication» de la ville et des territoires durant la période considérée; comment, avec les banlieues progressivement étendues et diversifiées et venant s’ajouter aux anciens faubourgs, s’est préparé, au moins pour certaines grandes villes, un changement d’échelle ouvrant vers leur métropolisation.

Ces journées entendent se situer à la fois dans le prolongement d’un premier ouvrage ayant présenté quelques travaux de chercheurs de l’IPRAUS1, dans celui du colloque organisé en décembre 20042, et dans celui des précédentes journées d’études organisées en 20083, 2009, 2010 et 2011 sur le thème « Infrastructures de transport et transformation des villes et du territoire »4. Simultanément, elles tendent à dresser un panorama général préparatoire pour d’autres journées qui, dans les années prochaines, pourront se focaliser sur des thématiques plus ciblées.

La question centrale étant celle des formes architecturales et urbaines, les communications attendues pourront investir les différentes échelles d’analyse (du territoire national ou régional à celui du bâtiment), mais aussi interroger les outils de description et d’analyse pertinents selon chacune de ces échelles.