L’architecture solaire et l’émergence de l’écologisme, 1965-1985

Thèse en cours
Année de début de la thèse : 
2015
Directeur de recherche : 
Contrat doctoral du ministère de la Culture et de la Communication
Discipline: 
Architecture
Equipe de recherche : 
Université : 

Résumé

L’architecture solaire et l’émergence de l’écologisme, 1965-1986

La thèse vise à faire l’histoire des recherches portant sur l’utilisation de l’énergie solaire dans l’architecture en les situant dans le contexte de l’émergence de l’écologisme. Elle se concentre sur le terrain français, tout en examinant la circulation des discours et des projets à l’international, en particulier en direction des États-Unis et des anciennes colonies françaises d’Afrique. S’inscrivant dans les méthodes propres à l’histoire de l’architecture, enrichies par l’histoire environnementale et l’histoire des sciences et des techniques, la thèse est structurée en trois parties, qui correspondent aux trois phases du développement de son objet.

Dans les années 1960, des recherches isolées sont menées par des architectes en collaboration avec des scientifiques et des industriels pour intégrer des techniques de captage de l’énergie solaire à des bâtiments. Ces recherches convergent lors d’un colloque international organisé à Paris en 1973, et se développent fortement suite au premier choc pétrolier. La réalisation de projets expérimentaux d’une part, et la production d’un discours théorique et historique d’autre part, contribuent alors à redéfinir la conception du projet et la pratique de l’architecture au prisme de l’intégration des éner-gies dites « naturelles ». Mais sous l’effet d’un changement de conjoncture, ces recherches déclinent fortement à partir de 1981, aboutissant à une marginalisation durable des enjeux environnementaux et énergétiques dans le débat architectural.

 

Dissertation abstract

Solar architecture and the emergence of environmentalism, 1965-1986

The dissertation aims at writing the history of the researches on the use of solar energy in architec-ture, within the context of the emergence of environmentalism. It focuses on France, while exploring the international exchanges of projects and discourses, with particular emphasis on the United States and the former French colonies of Africa. Following the methods of architectural history, enriched by environmental history and the history of science and technology, the dissertation is organized in three parts, corresponding to the three stages of the development of solar architecture.


In the 1960s, isolated researches are conducted by architects in collaboration with scientists and manufacturers to integrate solar techniques into buildings. These researches converge during an international symposium held in Paris in 1973, and boom during the oil crisis. The realization of experimental projects on the one hand, and the production of a theoretical and historical discourse on the other hand, then contribute to redefine the architectural project and practice through the prism of the integration of “natural” energies. But as a result from a major economic, political and ideological turn from 1981 on, these researches forcefully decline, leading to a deep marginalization of environmental and energetic issues within the architectural debate.