La frénésie des villes nouvelles au Maroc, entre projets et réalités

Thèse en cours
Année de début de la thèse : 
2016
Directeur de recherche : 
Discipline: 
Géographie spécialité Architecture, ville et environnement
Equipe de recherche : 
Ecole doctorale : 

Le Maroc s'est lancé, depuis 2004, dans une nouvelle étape de son histoire urbaine à travers la création de quinze villes nouvelles, à l’horizon 2030, visant à mieux garantir la transition urbaine du pays, à apporter une réponse à l’exode rural, à répondre aux besoins en logements et à répartir de façon équilibrée les différentes activités sur le territoire national. L’objectif de ce travail est d’évaluer cette ambition affichée d’alternative urbaine par les villes nouvelles à travers une analyse comparative dont l’élément central est l’expérience française des villes nouvelles des années 1960 dans la mesure où les politiques successives adoptées au Maroc ont toujours voulu s’inspirer des savoir-faire français pour la conception et la production des villes nouvelles. Ce travail examine également si ces villes prennent la forme de villes génériques, adaptables à tous les contextes et reposant exclusivement sur un modèle importé européen ou si elles ont pu mettre en œuvre une articulation entre expériences et savoirs endogènes et modes d’organisation exogènes. Par ailleurs, le recours aux villes nouvelles n’est aujourd’hui plus en vogue dans les des pays occidentaux. Même si celles-ci ont permis d’atteindre des objectifs d’aménagement importants, elles ont également enregistré des faiblesses dans plusieurs domaines. La question qui se pose est celle de savoir pour quelles raisons les politiques marocaines ont opté pour les villes nouvelles alors qu’elles constatent déjà sur le terrain leurs limites. Une des hypothèses de travail est que ce modèle de développement urbain a récemment été réactivé dans le Sud-Est de la Méditerranée, en Chine et dans les pays du Golfe.