Le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM) à Marseille. Fabrique d’images pour un nouvel espace public à vocation méditerranéenne

Thèse soutenue
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Jeudi 11 Avril 2013

Thèse soutenue le 11 avril 2013 : Docteur en "Architecture", Université Paris-Est, ED "Ville, Transports et Territoires"

Sous la direction de Jean Attali (professeur, ENSA Paris-Malaquais)

Laboratoire d’accueil : ACS XIXe-XXIe s. (ENSA Paris-Malaquais)

Titre de la thèse : “Le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM) à Marseille. Fabrique d’images pour un nouvel espace public à vocation méditerranéenne”

Formation doctorale en cours

Titre : « Le MuCEM à Marseille, moteur du renouvellement urbain local et production symbolique à vocation méditerranéenne ».

Titres universitaires

2007 : Agrégée en Arts Plastiques.

2006 : Master 2 Recherche Arts et Sciences de l’art, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Mention Très Bien.

Résumé

Le MuCEM (Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée), musée national issu de l’ancien musée des arts et traditions populaires, désormais dédié aux cultures de la Méditerranée, et construit près du Fort Saint-Jean, participe au changement d’image de Marseille. Le musée devient créateur d’un « espace d’images », qui façonne un nouvel espace public. Ces images attachées au site mettent en lumière la permanence de l’usage des « Pierres Plates » du XIXe siècle.

Le MuCEM entre en résonance avec sa localisation emblématique, sur l’ancien môle J4, face au bassin de la Joliette et à l’entrée du Vieux-Port. Il devient le lieu d’un travail de la mémoire qui est en réalité un travail des images qui traversent le projet et participent à la future animation du lieu. La philosophie de l’image permet de construire une théorie de la transformation du lieu et de montrer que le projet architectural est le moment critique d’une authentique lisibilité du site et de sa vocation méditerranéenne. Le site du MuCEM se présente comme un « espace survivant » dans lequel l’économie de l’image rétablit l’espace public dans sa pleine dignité. Les images persistantes, dans la mémoire collective, complètent la compréhension du processus actuel de rénovation. Le bâtiment du MuCEM, construit selon les plans de l’architecte Rudy Ricciotti, révèle une mutation dans l’architecture muséale et dans la conception d’un espace public : la mise en partage de la culture et la production du lieu symbolique y sont traversés des enjeux contemporains liés aux nouvelles migrations.

Son architecture est un témoin de l’évolution des espaces culturels dans le contexte de la mondialisation, en phase avec une nouvelle anthropologie de la culture. Le musée devient un lieu de manifestation culturelle, porté par les individus davantage que par les collections d’objets, dans un contexte de migration mondiale des hommes et des images. Il promet d’être un espace d’urbanité reconquise, confirmant le rivage urbain comme espace symbolique.