Modèles, normes, expériences. Une histoire de l’habitation en France au XXe siècle

Thèse soutenue
Type de doctorat: 
Doctorat sur travaux
Année de début de la thèse : 
2015
Directeur de recherche : 
Discipline: 
Architecture
Equipe de recherche : 
Université : 
Année de soutenance : 
Date de la soutenance : 
Jeudi 01 Février 2018

Résumé

Ce travail se propose d’évaluer l’incidence de la notion de confort dans l’émergence de modèles, de normes et d’expériences qui participent d’une histoire de l’habitation en France, depuis le renouvellement de l’acception du terme dans la langue française au cours des années 1830 jusqu’à l’achèvement d’un premier cycle majeur de sa démocratisation à la fin des Trente Glorieuses. Ce mot, dont les formes et les imaginaires qu’il véhicule sont à la fois célébrés et accueillis avec circonspection dans les premières décennies du XIXe siècle, passe en l’espace d’un peu plus d’un siècle du domaine de l’exception au monde des choses banales, du privilège d’un groupe à une jouissance mieux partagée, d’une notion polymorphe à des paramètres susceptibles d’être prescrits et comptabilisés.

Ambitions politiques et normes sociales, doctrines architecturales et usages, cycles économiques et consommation, innovations techniques, réglementations et représentations symboliques éclairent le processus de construction, d’objectivation et de diffusion de cette notion. La démocratisation du confort est notamment envisagée dans la durée comme une facette d’un récit national des « temps modernes » qui opère à différentes échelles de la civilisation quotidienne, de l’équipement domestique aux formes urbaines en passant par l’architecture des immeubles et des espaces privés.