Recherches en cours

 


Projets Agence Nationale de la Recherche (ANR) en cours

PATRIMONDI : Les enjeux de la « patrimondialisation » ou la fabrique touristique du patrimoine culturel dans la mondialisation

  • Référence : ANR-15-CE27-0010
  • Resp. : Maria Gravari-Barbas (Université Paris 1)
  • Partenaires : UMR AUSser / OACC Observatoire de la Chine Contemporaine (Cité de l'Architecture et du Patrimoine) / EA EIREST 7337 Equipe Interdisciplinaire de Recherche sur le Tourisme / UMR CITERES 7324 UMR CItés, TERritoires, Environnement et Sociétés
  • Membres de l'UMR impliqués : Virginie Picon-Lefebvre (IPRAUS) ; Nathalie Lancret (IPRAUS)
  • Financement : ANR Cultures, patrimoines, création (DS0805) 2015
  • Temporalité : 2015-2019 (42 mois)
  • Evénements scientifiques :
    • Journée d'étude Artefacts visuels et fabrique touristique du patrimoine, Cité de l'Architecture et du Patrimoine, 4 novembre 2016
      • Virginie Picon-Lefebvre et Kenza Elhaimer : "Les images d’Angkor dans les guides touristiques publiés entre 2012-2015".
  • Publications :
  • Présentation :

Le projet PATRIMONDI explore la façon dont les dynamiques de la patrimonialisation interfèrent avec les mobilités touristiques et les circulations mondiales (de personnes, d’idées, de capitaux, d’images). L’analyse est sous-tendue par l’hypothèse d’un nouveau régime de patrimonialisation caractérisé par une coproduction touristique du patrimoine dans les dynamiques de mondialisation. Elle permettra de dépasser l’analyse classique d’un élargissement continu du champ patrimonial, pour définir et analyser les modalités contemporaines et nouvelles de sa production. Le néologisme de patrimondialisation, par son jeu sur l’assonance entre patrimonialisation et mondialisation, pense une tendancielle sortie des interférences historiques entre patrimonialisation et construction nationale, au profit d’une mondialisation du patrimoine, mais aussi d’une mondialisation par le patrimoine. Le projet innove en abordant ensemble, et dans leur co-construction mutuelle, les dynamiques de la mondialisation, du patrimoine et du tourisme, traditionnellement conceptualisées dans des champs scientifiques distincts.
Il s’agit de déconstruire les classiques oppositions entre patrimoine et tourisme d’une part, patrimoine et mondialisation d’autre part, trop souvent réduites à une opposition territorialisation-singularité versus déterritorialisation-homogénéisation, et de déplacer la problématique vers la construction d’un mondial patrimonial. Une telle approche, centrée sur les concepts, notions, normes et pratiques patrimoniales et touristiques qui circulent, et parfois s’hybrident, à l’échelle mondiale, relativise les conceptions « Nord-Sud » du patrimoine.

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PHOTOPAYSAGE : Photographie et paysage. Savoirs, pratiques, projets

Le paysage est l’enjeu de pratiques professionnelles et artistiques qui questionnent ses représentations. La photographie n’est pas un simple enregistrement ; elle commande un nouvel ordre du regard, des usages et de l’aménagement du territoire. Elle a partie liée avec la transformation des territoires. Si la relation entre paysage, territoire et photographie a déjà fait l’objet de nombreux travaux, il est rare que la photographie ait été étudiée de manière approfondie selon la double optique du projet de paysage et de la genèse des pratiques photographiques. Cette proposition de recherche mobilisera des points de vue disciplinaires et des compétences propres à chacun de ces deux domaines autour d’un objet commun : les savoirs et les pratiques relatifs au paysage.

Le paysage est inscrit à l’origine même d’une histoire de la photographie. Ils se façonnent l’un l’autre : si le paysage photographié est bien représentation, par la photographie il devient en outre un terrain à observer, à connaître, à pénétrer, à amender. Il n’est donc pas étonnant que, de nos jours, les pratiques d’aménagement sollicitent de plus en plus les pratiques photographiques. Dans le contexte des transformations des métropoles contemporaines, photographes et paysagistes sont souvent associés. Il s’agit soit de lire les paysages contemporains dont la complexité souvent échappe aux catégories usités, soit d’éclairer les aménagements qui transforment nos paysages, leur donner du sens.

Nous souhaitons explorer les savoirs qui se construisent sur le paysage par la photographie, qu’elle résulte de photographes artistes, de paysagistes ou de géographes pratiquant et faisant lecture des paysages. Nous analyserons l’articulation des pratiques photographiques aux autres formes d’action sur le paysage ; nous interrogerons les contextes esthétiques, politiques, scientifiques qui leur sont liés. C’est au travers de la confrontation des pratiques artistiques, professionnelles et sociales que l’on cherchera à saisir comment se construit le sens du paysage. Nous faisons l’hypothèse que l’intégration d’une démarche photographique, au sein du projet de paysage, transforme les pratiques projectuelles. C’est dans cette perspective que nous envisageons d’explorer les outils du projet permettant de mettre le paysage en débat.

La mise en débat du paysage nous conduit à privilégier quatre objectifs liés à des questionnements et/ou des méthodes innovantes :

  • rassembler des corpus photographiques stratégiques ;
  • confronter les pratiques photographiques aux projets et aux acteurs du paysage ;
  • mettre au jour la construction culturelle du paysage par l’acte photographique et les dispositifs de représentation ;
  • en faire un objet de débat des mutations territoriales.

Les corpus ne nous sont pas donnés a priori, mais construits comme des socles à partir desquels s’élaboreront les questionnements et les théories. Trois grands ensembles sont prévus : un premier rassemblera les productions de paysagistes photographes ou de paysagistes ayant collaboré avec des photographes en situation de projet. Un second sera construit à partir de productions d’artistes photographes qui entretiennent une relation privilégiée avec le paysage. Un troisième sera constitué autour des archives photographiques du théoricien du paysage John Brinckerhoff Jackson (1909-1996).

Les résultats de cette recherche seront communiqués et valorisés de façon différenciée et complémentaire, à l’attention de plusieurs types de publics : scientifiques, professionnels et habitants du paysage.

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VITE ! Villes et transitions énergétiques : enjeux, leviers, processus et évaluation prospective pluridisciplinaire. Application à la région Île-de-France

Le projet de recherche fondamentale VITE! vise à apporter un éclairage prospectif sur les enjeux, le contenu et les effets sociaux, territoriaux et environnementaux de stratégies de transition énergétique mises en œuvre à l’échelle d’une région urbaine, ainsi que sur le potentiel de mobilisation des acteurs en lien avec ces stratégies, en accordant une attention particulière aux transformations interdépendantes de l’environnement construit, des infrastructures et des pratiques sociales sur lesquelles reposent (ou qu’appellent de leurs vœux) ces stratégies.
Prenant le cas de la région Île-de-France et s’appuyant sur les orientations énergétiques définies dans le cadre de la planification stratégique régionale (PDUIF, SDRIF et SRCAE notamment), le projet explorera les effets directs et indirects, intentionnels et non intentionnels, bénéfiques et néfastes des stratégies énergétiques proposées ou mises en œuvre, en termes de : flux de ressources, de matières, d’énergie, de polluants ; flux financiers ; qualité (accessibilité, nature, prix) de l’énergie fournie.

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Projets Ministère de la Culture (MCC) en cours

Histoire de l'enseignement de l'architecture au XXe siècle

L’histoire de l’enseignement de l’architecture que nous appelons de nos vœux est scandée, en France au XXe siècle, par trois dates essentielles. Venant après un siècle de développement et de continuité, le système Beaux-arts est mis en mouvement ou en crise à trois reprises : en 1903, date de la création des premières écoles régionales ; en 1940, date d’une réorganisation de l’enseignement (dans la foulée de la réorganisation de la profession) accordant un monopole de l’enseignement à l’École des beaux-arts et dépossédant de leur habilitation les écoles d’ingénieurs et d’arts décoratifs ; et enfin en mai 1968, avec l’éclatement de l’École des beaux-arts et la création des « unités pédagogiques d’architecture » – pensées en rupture avec l’ancien système à Paris et en continuité avec lui en région –, devenues aujourd’hui les « écoles nationales supérieures d’architecture ». Aussi, est-ce à partir de ces nouveaux établissements que nous envisageons de travailler sur cette histoire, en constituant un réseau de chercheurs et de documentalistes qui y travaillent. Quelques années seront nécessaires pour les mobiliser, réunir du matériel et engager des recherches ; aussi proposons-nous de développer ce programme durant quatre ans, de 2016 à 2020.

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Projets PUCA (Ministère de l'Environnement) en cours

Parcours de l’exilé : du refuge à l’installation. Recherche exploratoire

  • Référence :
  • Resp. : Laetitia Overney (IPRAUS / ENSA Paris-Belleville)
  • Partenaires : EVCAU / ENSA Paris Val de Seine ; ATE / ENSA de Normandie ; GTM-CRESPPA / Université Paris 8
  • Membres de l'UMR impliqués : Laetitia Overney (IPRAUS)
  • Financement : PUCA
  • Temporalité : 2017, recherche exploratoire de 6 mois
  • Evénements scientifiques :
  • Publications :
  • Présentation :

Quelles réponses sont actuellement élaborées par les autorités de l’État et les acteurs des territoires pour organiser l'hospitalité envers les réfugiés et rompre avec l’inéluctable établissement de tentes de fortune ? Comment et où les réfugiés trouvent-ils accueil, écoute, repos, soins, prise en charge sociale, appui associatif ?

Notre recherche propose d’observer, comprendre, décrypter le maillage de services, de relations d'aide, de liens de protections et de lieux mis à disposition qui conduiront à des installations durables. A condition d’entendre ce que souhaitent les demandeurs d’asile. Car qu'est-ce que s'installer durablement veut dire pour eux ? Comment pensent-ils leur carrière de réfugié ? Pour répondre à ces questions de manière concrète et pragmatique, nous pointerons l’ensemble des facteurs (statut, protection sociale, ressources, pratiques effectives, conditions de logement) qui constituent l'installation. Puis, nous analyserons les points de bascule dans les parcours, l’usage des réseaux d’aide institutionnelle et de solidarité informelle. In fine, nous décomposerons ces différents facteurs, leurs forces à produire des formes d'enracinement, d'appropriation, de liens forts ou faibles avec la ville d’accueil et ses habitants. Comment ce mouvement d’affiliations progressives, ouvre la perspective de nouveaux espaces de vie et remodèle les urbanités ?

L'enquête se déroulera d’abord à l’échelle des camps humanitaires parisiens – le camp de 400 places à la porte de la Chapelle, ouvert en octobre 2016 pour accueillir les hommes exilés célibataires ou prétendus tels, et celui prévu de 300 places prévu pour les familles début 2017 à Ivry-sur-Seine.

Ensuite, nous étendrons l'enquête à quatre départements en province pour analyser les situations locales, avec pour finir le suivi longitudinal de groupe de réfugiés dans leur installation. Cette exploration entend être un premier jalon dans la compréhension des itinéraires puis des trajectoires des exilés.

 

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Effets de serre. Techniques, usages et imprévisibilité

En réponse à l’appel à propositions de recherche du Puca  “Evaluation des immeubles d’habitation à ‘Cour couverte’”, notre évaluation portera sur l’opération Eden Square de Christian Hauvette-be à Chantepie près de Rennes. Nous mettrons cette réalisation en résonance avec deux opérations des années 1970 situées dans la région parisienne : celle de Saulx-les-Chartreux de Paul Chemetov et de l’Avenue des Genottes de Francis Soler à Cergy Saint-Christophe.

Plusieurs questions se posent : les qualités d’habiter et le “climat” peuvent-ils être appréhendés à travers la seule réflexion technique ? Quelles sont les “compensations” offertes par l’architecte pour avoir le droit de déroger à une réglementation ? Les références explicites des architectes d’aujourd’hui relèvent du XIXe siècle (phalanstère). Pourtant, un certain nombre d’opérations construites en France dans les années 1970, posaient très clairement les mêmes questions sur le climat et proposaient déjà des espaces couverts. Certaines de ces opérations ont été évaluées. Existe t-il une mémoire des évaluations autres qu’à travers la littérature grise ? Création et stratification des savoirs sont-ils compatibles ? Les opérations antérieures relevaient du logement social. Aujourd’hui, l’opération choisie à Rennes relève de la promotion privée : est-ce un élément prépondérant dans la réception, la représentation, les pratiques et usages de cette architecture par ses habitants ? La complexité des opérations de logements et la multiplicité des interférences laissent-elle plus de marge / de jeu à l’imprévu, à l’inattendu et cela, des intentions d’origine jusqu’au temps de l’évaluation ?

Notre proposition d’évaluation qualitative et pluridisciplinaire implique de multiplier les modes d’enquête de terrain : analyse architecturale, analyse documentaire, entretiens et observations, relevés habités, photos, parcours commentés. Nous proposons un protocole qui tienne compte des acteurs et de leurs pratiques des espaces habités, des formes spatiales et des modes de représentation mais aussi des ambiances et du confort.

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Projets internationaux et bilatéraux en cours

INfluencia del TUrismo cultural en la transformación del Espacio Urbano : nuevas ficciones PAtrimoniales (L’influence du tourisme culturel sur la transformation de l’espace urbain : nouvelles fictions patrimoniales)

Ce programme bilatéral franco-espagnol a pour objectif d’observer et d’interroger de manière croisée les nouveaux phénomènes patrimoniaux lié au développement et de la diversification des formes du tourisme culturel dans deux métropoles comme Paris et Madrid. De la revalorisation du patrimoine industriel à la reconstruction à l’identique de tout ou parties de monuments historiques disparus, en passant par la starchitecture, il s’agit de comprendre les mécanismes visibles et invisibles qui transforment les paysages urbains sous la pression des flux touristiques ou pour créer une offre touristique dans des territoires marginalisés, des angles morts de la carte touristique locale.
 

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Projets LabEx en cours

L’enseignement de la création à l’heure de son renouveau (1958-1978) : Sources, pratiques et méthodes

Le projet « L’enseignement de la création à l’heure de son renouveau (1958-1978) : sources, pratiques et méthodes » vise à rassembler, à construire et à valoriser les sources et les archives documentant le renouveau de l’enseignement de la création, dans le domaine de l’architecture, des arts appliqués et de la construction, entre les années 1950 et les années 1970. D’une manière générale, les sources de l’enseignement de la création sont éparses, peu exploitées et en grande partie à constituer dès lors que l’on prête attention, non pas uniquement au contenu des cours, mais à ce qui concerne les projets et ambitions pédagogiques des professeurs, le cadre institutionnel et physique dans lequel ils délivrent leur enseignement, les pratiques pédagogiques qui sont les leurs. Les traces de l’enseignement tel qu’il se déroule dans les amphithéâtres, dans les ateliers ou en dehors des écoles, les objets qui sont manipulés pendant les cours, tout comme ce que les élèves retiennent et disent d’un enseignement qu’ils ont reçu, permettent de restituer ces différentes propositions et modalités pédagogiques. Dans le domaine de la création, ces dernières sont particulièrement intéressantes à étudier entre les années 1950 et les années 1970 au moment où se prépare, advient et se met en place une importante réforme de l’enseignement qui favorise les prises de positions, les échanges, les débats, les expérimentations et appelle à un effort de conceptualisation de la part des acteurs de l’enseignement de la création.

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Projets Comue en cours

Rôle et usage dynamique des objets dans les interactions formatives

  • Référence : RUDOLF
  • Resp. : Céline Rosselin (CETCOPRA)
  • Partenaires : Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (CETCOPRA), ENSA Paris-La Villette (UMR AUSser), CNAM
  • Membres de l'UMR impliqués : Guy Lambert (IPRAUS), Valérie Nègre (AHTTEP)
  • Financement : COMUE HESAM
  • Temporalité : 2015-2016
  • Evénements scientifiques :
  • Présentation :

Rudolf (Rôle et Usage Dynamique des Objets dans Les interactions Formatives) s’inscrit dans la thématique « Dynamique des objets » de l’appel à projet heSam « Explorations thématiques Confluence ». L’ambition était de documenter la matérialité des échanges pédagogiques, comprendre et concevoir ces dynamiques d’objets intervenant dans des processus d’enseignement et d’apprentissage-développement, dans le cadre de formations professionnalisantes. Trois équipes de la ComuE se sont réunies autour de ce projet de manière à croiser leurs regards leurs méthodes, leurs concepts en ergonomie socio-cognitive, histoire de l’architecture et socio-anthropologie. Cinq thèmes principaux ont été traités :

  • La maquette comme moyen de réaliser une ergonomie participative
  • La simulation en conception
  • La maquette comme objet matériel et outil technique
  • Le rôle de la fabrication dans la compréhension et l’apprentissage
  • Les usages des artefacts en formation

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Autres projets en cours

Histoire du Grand Paris

À partir de dates clés de l’histoire du Grand Paris, ce programme propose d’éclairer son actualité en confrontant sa planification et son aménagement à ceux d’autres métropoles à travers le monde. Ainsi, le colloque initial (2013) a pris comme point de départ les travaux de la Commission d’extension de Paris de 1913, première expression d’un projet pour le Grand Paris. Le deuxième (2014) correspondait à la période du premier Plan d’aménagement de la région parisienne, dit plan Prost, de 1934. Le troisième (2015) a porté sur les années quarante jusqu’au Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme de la région de Paris (SDAURP) de 1965. Le colloque de 2016 portera sur les dernières décennies du vingtième siècle, entre 1970, fin d’une période de forte croissance, et 2001, début d’un nouveau cycle qui sera marqué par la relance de la thématique du « Grand Paris ». Alors que le contexte français est marqué par une longue transition entre le volontarisme politique de l’après-guerre et la décentralisation, voire la libéralisation de la conduite des affaires de la Cité, cette période est aussi celle d’une diffusion planétaire du fait métropolitain, d’un renforcement du réseau des villes-monde, notamment après 1989, et d’un déclassement relatif des anciennes métropoles.

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Expertise sur l'intégration des services dans les pôles d'échanges

  • Membres de l'UMR impliqués : Anne Grillet-Aubert (IPRAUS)
  • Financement : EFFICACITY (Centre de recherche spécialisé dans le domaine de l’efficacité énergétique urbaine ayant obtenu le label « Institut pour la Transition Energétique »)
  • Temporalité : 2016-2017 (12 mois)
  • Evénements scientifiques :
  • Présentation :

Ces dernières années, d’importants efforts ont été faits pour réduire la consommation d’énergie des matériels roulants. Cela n’a pas été autant le cas pour les gares et stations, pourtant grosses consommatrices d’énergie, mais également lieux de production d’une importante quantité d’énergie qui est en partie sous-exploitée, comme l’énergie de freinage des trains, la chaleur générée par les équipements et locaux techniques ou l’énergie géothermique. L’objectif est donc de réutiliser ces ressources non seulement pour optimiser au plan énergétique le fonctionnement des gares, mais aussi pour en faire bénéficier le quartier environnant. En outre, l’impact de la gare sur la mobilité au sein du quartier est majeur d’une part, les gares abritent de plus en plus de services dont bénéficient leurs usagers ou le quartier et un choix pertinent des services en gare peut permettre d’éviter un grand nombre de déplacements ; d’autre part, les modes de rabattement vers la gare, s’ils sont efficaces et décarbonés, peuvent faire de la gare un hub multimodal exemplaire. Le projet « Pôle Gare » vise plusieurs objectifs en synergie

  • réduire la consommation de la gare en s’appuyant sur un pilotage intelligent du réseau d’énergie ;
  • transformer la gare en « hub » énergétique connecté au quartier environnant ;
  • développer de nouveaux services dans et autour de la gare ;
  • mutualiser les infrastructures et services pour le transport des personnes et des marchandises.

Résultats attendus

  • Outils de conception et de pilotage d’une gare optimisée sur le plan énergétique
  • Méthodologie pour définir et dimensionner les services en gare

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Analyse du cycle de vie à l’échelle Urbaine + Monétarisation de l’efficacité énergétique

  • Membres de l'UMR impliqués : Philippe Villien (membre associé IPRAUS)
  • Financement : EFFICACITY (Centre de recherche spécialisé dans le domaine de l’efficacité énergétique urbaine ayant obtenu le label « Institut pour la Transition Energétique »)
  • Temporalité : 2016-2017 (12 mois)
  • Evénements scientifiques :
  • Présentation :

La méthode ACV (Analyse du Cycle de Vie), qui permet de mieux prendre en compte les exigences du développement durable au sein des projets de construction, est de plus en plus utilisée à l’échelle du bâtiment. Mais pour construire une ville durable, il est nécessaire d’aller plus loin et d’évaluer de façon globale les impacts environnementaux, économiques et sociaux de projets à une échelle plus large : îlot dans un premier temps, quartier et territoire par la suite. Ce projet a pour objet le développement d’une nouvelle méthodologie qui sera à la fois multi-critères (elle inclut les critères environnementaux, économiques, sociaux) et « conséquentielle », au sens où elle s’attache à prendre en compte les effets d’un projet urbain sur des systèmes plus globaux comme les infrastructures de transports, les systèmes de production d’énergie, de production et de traitement des eaux et de traitement des déchets, et cela, à différents horizons temporels.
Résultats attendus :

  • Outil de calcul intégrant la simulation prospective à long terme des impacts d’actions ou de projets à l’échelle d’un quartier ou d’un territoire pour aide à la décision
  • Méthodologie de diagnostic territorial et de suivi des performances d’un territoire
  • Développement d’un marquage « Efficacity Insight » certifiant la rigueur scientifique de la mesure des performances d’un projet urbain

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Etude sur la gouvernance des déchets à Hanoi

  • Resp. : Emmanuel Cerise (IPRAUS)
  • Partenaires : Institut des métiers de la ville d’Hanoi ; URENCO ; Département de l’Environnement et des Ressources naturelles de Hanoi
  • Membres de l'UMR impliqués : Emmanuel Cerise (IPRAUS)
  • Financement : en cours de finalisation
  • Temporalité : 2015-2017
  • Evénements scientifiques : colloque à venir en 2017
  • Présentation :

Ce projet a pour objectif de réaliser une étude globale sur la gestion des déchets à Hanoi afin d’accompagner le Comité populaire de Hanoi dans sa volonté d’apporter des améliorations aux pratiques locales en la matière. L’étude portera sur les institutions en charge du traitement des déchets, des modes de financements ainsi que sur les technologies actuellement mises en oeuvre. Cette étude a également vocation à étudier les possibilités de collaboration future entre les différents acteurs franciliens et hanoiens dans ce domaine.

Il s’agira dans un premier temps de collecter des données et réaliser un état des lieux de la filière de gestion des déchets. Les prestations actuellement réalisées par la ville de Hanoi et par les acteurs semi-publics seront analysés dans l’ensemble de leurs composantes : règlementation, système de collecte, de transfert des ordures ménagères et des encombrants, traitement des déchets, centres de stockage etc.). L’étude portera également sur les modes de financements ainsi que sur les technologies actuellement mises en oeuvre. Elle s’interrogera sur la gouvernance à venir du secteur et tentera de comprendre les tendances et évolutions technologiques.

Dans un deuxième temps, l’étude se focalisera sur l’identification des besoins de la ville de Hanoi et des difficultés de la filière en matière de financements, d’infrastructures, de technologies ou de partenariats avec des acteurs divers. L’étude s’attachera à apporter au Comité populaire de Hanoi des propositions afin de pérenniser et moderniser le système de gestion globale des déchets.

 A ce titre, cette recherche portera sur les possibilités d’implication des acteurs franciliens sur la filière des déchets à Hanoi, en proposant des solutions sur :

  • des montages techniques et financiers innovants
  • la réduction des déchets ménagers, l’amélioration du tri sélectif et le recyclage
  • la réduction de l’impact environnemental dans l’élimination des déchets.

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Experts, expertises du bâtiment. Paris, 1690-1790

  • Resp. : Robert Carvais (Centre de Théorie et d'Analyse du Droit - UMR 7074)
  • Partenaires : Centre de théorie et d’analyse du droit (UMR 7074), Institutions dynamiques historiques de l’économie et de la société (UMR8533), AHTTEP-ENSA Paris La Villette (UMR AUSser 3329) 
  • Membres de l'UMR impliqués : Valérie Nègre (AHTTEP)
  • Financement : Mission de recherche Droit & Justice
  • Temporalité : 2016-2018
  • Evénements scientifiques :
  • Publications :
  • Présentation :

Cette recherche vise à examiner, à partir d’un secteur économique majeur – celui du bâtiment à l’époque moderne –, le mécanisme de l’expertise : comment la langue technique régulatrice et maîtrisée des experts s’impose à la société, comment leur compétence technique se convertit en autorité, voire parfois en « abus d’autorité » ? L’existence d’un fonds d’archives exceptionnel (A.N. Z1J) qui conserve l’ensemble des procès-verbaux d’expertise du bâtiment parisien de 1643 à 1792 nous permet de lancer une enquête pluridisciplinaire (juridique, économique et architecturale) de grande envergure sur la question de l’expertise qui connaît, à partir de 1690, un tournant particulier. En effet, les experts se divisent alors en deux branches différentes exerçant deux activités concurrentes, parfois complémentaires : les architectes et les entrepreneurs. La base de notre travail consistera d’abord à établir parallèlement deux corpus : d’une part, un dictionnaire prosopographique des 234 experts exerçant de 1690 à 1790 produit à partir de sources diverses (manuscrites et imprimées) ; d’autre part, l’inventaire et l’analyse des procès-verbaux d’expertise sur la même période. Au regard de l’immensité du fond, nous envisageons de travailler sur un groupe de près de 10 000 expertises par le biais d’un sondage au 1/10e sur un siècle d’activité de 1696 à 1786. Pour une année tous les dix ans, chaque expertise sera inventoriée, indexée, numérisée et analysée dans le détail. L’ensemble fera l’objet d’une étude sérielle sur le siècle parcouru, mais surtout d’un travail approfondi sur son contenu.

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Le rôle des femmes dans la conception du logement social 1900-1970

  • Resp. : Laetitia Overney (IPRAUS) et Stéphanie Dadour ((MHA-evt)
  • Partenaires :
  • Membres de l'UMR impliqués : Laetitia Overney (IPRAUS)
  • Financement : aucun
  • Temporalité : 2016-
  • Evénements scientifiques :
    • L. Overney. « L'affaire des femmes. Le logement social au Salon des Arts Ménagers, Paris, 1959 », séminaire international On the role of 20th century exhibitions in shaping housing discourses, ENSA Paris Malaquais, Politecnico di Milano, Milan, 20 mai 2016.
  • Publications :
  • Présentation :

La recherche vise à mieux comprendre le rôle qu'ont joué quelques figures féminines issues de la société civile dans la conception du logement social. Elle croisera le regard de l'historienne de l'architecture et celui de la sociologue. La période retenue est provisoirement 1900-1970. Quel est l'impact de ces femmes sur la conception des logements ? Peut-on mesurer cet impact à partir des archives ? Comment les architectes ont-ils travaillé avec ces femmes ? En deçà de ces expérimentations, comment l'engagement de ces femmes a t-il modifié les conceptions des différents acteurs du logement social et celles des locataires ? La recherche se veut à la fois une contribution à l'histoire de l'architecture et à l'histoire des femmes.

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Enseigner l’architecture au XXe siècle en Île-de-France

  • Resp. : Anne Debarre (ACS)
  • Partenaires : équipes de l'UMR AUSser
  • Membres de l'UMR impliqués : Malik Chebahi, Julien Correia, Kerim Salom, Estelle Thibault, Anne Debarre, Maxime Decommer, Jac Fol, Julie André-Garguilo, Ariela Katz, Karen Bowie, Guy Lambert
  • Financement : aucun
  • Temporalité : 2016-
  • Evénements scientifiques :
  • Publications :
  • Présentation :

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Changer l’enseignement – changer l’architecture. L’hypothèse de mai 68

  • Resp. : Jean-Philippe Garric (Hicsa / Paris I-Sorbonne)
  • Partenaires : Cité de l’architecture et du Patrimoine ; ATE / Ensa Normandie ; Ipraus / UMR AUSSER, Hicsa / Paris I-Sorbonne
  • Membres de l'UMR impliqués : Guy Lambert (IPRAUS), Caroline Maniaque (associée IPRAUS)
  • Financement :
  • Temporalité : 2016-
  • Evénements scientifiques :
    •  
  • Publications :
  • Présentation :

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