Actualités du carnet de veille d'AUSser

S'abonner à flux Actualités du carnet de veille d'AUSser
Architecture Urbanisme Société : Savoirs, Enseignement, Recherche
Mis à jour : il y a 1 heure 46 min

Appel à projet de recherche PUCA : « (Ré)gé(né)rer les copropriétés – Connaître et comprendre les copropriétés, les mobiliser pour la ville durable » (date limite : 30 septembre 2021)

Jeudi 01 juil 2021

Les copropriétés organisent le tiers des logements français. Or, dans les disciplines relevant des sciences sociales, les recherches portant sur les copropriétés sont peu nombreuses.

Le PUCA lance, avec l’appui de seize partenaires, un appel à projet à destination des chercheurs en sciences sociales.

Le fil rouge de cet appel est le constat partagé, entre acteurs et chercheurs, d’un manque de connaissance qui nuit à l’action – publique comme privée – en faveur d’une gestion plus durable des copropriétés. Qu’il s’agisse des acteurs, des modes de décision collective, de la variété des formes de copropriétés, et de leurs rôles dans la Ville, beaucoup reste à faire pour comprendre finement quels habitats offrent les copropriétés et comment l’action publique peut venir les soutenir et les inciter à un fonctionnement plus écologique sans les déstabiliser.

Cet appel s’adresse tant aux chercheurs « experts » des copropriétés qu’aux spécialistes d’autres terrains, capables d’apporter un regard nouveau sur la copropriété.

Accédez à l’appel : cliquez ici

Informations pratiques

Date d’ouverture de la consultation : jeudi 10 juin 2021
Date limite de remise des projets : jeudi 30 septembre 2021
Plateforme de dépôt des candidatures
Contact : Eva Simon

[Visio-conférence] Journée d’étude « Faire avec l’informel ? » – 30 juin 2021

Mercredi 30 juin 2021

Journée d’étude du LabEx DynamiTe, UMR CESSMA, UMR CHS,
Groupe de travail «Penser la production de l’urbain entre Suds et Nords» du LabEx, Axe «Villes du Sud» du CESSMA et CHS : « Faire avec l’informel ?
Date : Mercredi 30 juin 2021

Accédez à l’annonce : cliquez ici

Programme

Accédez au programme : cliquez ici

Présentation

Les questions relatives à «l’informalité» intéressent de nombreux membres du GT venant de disciplines et d’unités de recherche variées. Cette thématique nous a donc semblé fédératrice pour engager des discussions croisées, entre Nord et Sud, entre disciplines et entre perspectives théoriques sur la production de l’informalité par l’Etat, la ville informelle, les pratiques informelles, ou tout autre dénomination que l’on puisse donner à ces questions selon le point de vue par lequel on les aborde. Faire dialoguer ces différentes perspectives nous a semblé intéressant, afin de tester les possibilités de convergence vers des projets collectifs à l’échelle du GT.

Nous avons retenu le format d’une journée d’études, sur le mode de la rencontre ouverte, comme point de départ pour engager ces discussions. Celles et ceux qui sont intéressé.es sont invités à présenter leurs objets et leur démarche, pour lancer une réflexion commune. L’un des enjeux est de croiser les approches et les terrains situés dans les Nords et dans les Suds, objectif inscrit dans le projet du GT dans le cadre du LabEx 2.

La journée est conçue comme un atelier de travail ouvert plutôt que comme une journée de restitution de travaux. Chacun.e aura un temps de présentation pour expliquer comment il ou elle se saisit de la notion d’informalité, comment ses recherches peuvent alimenter les questionnements formulés ci-dessous (ou d’autres qui n’y figureraient pas), voire comment il ou elle reformulerait les questions posées dans l’appel à partir de sa propre démarche.

Interventions membres UMR AUSser

Charles Goldbum (membre associé IPRAUS/AUSser) & Nathalie Lancret (IPRAUS/AUSser) : De l’informel au patrimoine. Avatars et artefacts de la ville ordinaire en Asie du Sud-Est

[En ligne] webdocumentaire « Qui aménage le Grand Paris ? » – Chaire « Aménager le Grand Paris »

Lundi 28 juin 2021

Le webdocumentaire « Qui aménage le Grand Paris ? » donne à voir, en une vingtaine de séquences courtes (vidéos et motion-design), quelques grandes lignes d’analyses suscitées par les travaux menés depuis 2017 dans le séminaire « Métiers de l’aménagement : profils, trajectoires et compétences » de la Chaire « Aménager le Grand Paris ».

Accédez : https://collections.univ-gustave-eiffel.fr/webdoc/Qui_amenage_le_Grand_Paris/

Présentation par les membres de la Chaire

Il n’y a pas ici de fil problématique, ni de sens de lecture privilégié : les quatre tableaux qui le composent (FIGURES, COMPETENCES, RESEAUX, INGENIERIE) peuvent être parcourus de façon indépendante ; de même, il est possible de passer d’un tableau à l’autre, selon une lecture filée.

Ces entrées permettent de saisir l’effervescence du Grand Paris : des manières de faire la ville en évolution, des frontières entre secteurs privé et public qui s’estompent, ou encore les recompositions des organisations existantes autour de nouveaux services aux habitants.

Le webdocumentaire est destiné à un large public intéressé par l’urbanisme : étudiant.e.s, professionnels, élus et techniciens de collectivités, associations, …

Il est le fruit d’une collaboration, entre l’automne 2020 et le printemps 2021, entre des collègues de l’Ecole d’Urbanisme de Paris et différents services support de l’Université Gustave Eiffel (CIPEN et VP Recherche Diffusion des Savoirs et Ouverture à la Société).

[Parution en ligne] Revue Moussons n°37 (2021) : « Transferts non marchands en Asie du Sud-Est et au-delà. Diversité des échanges et dynamiques des rapports sociaux » / sous la direction de Vanina Bouté, Stéphen Huard et Emmanuel Pannier

Lundi 28 juin 2021
Informations sur cette image
Crédits : Jean-Bernard Cholbi (PUP)

Parution du dernier numéro (37) de la revue Moussons (Recherche en sciences humaines sur l’Asie du Sud-Est), premier volume de l’année 2021, qui a pour thème : Transferts non marchands en Asie du Sud-Est et au-delà. Diversité des échanges et dynamiques des rapports sociaux, sous la direction de Vanina Bouté, Stéphen Huard et Emmanuel Pannier, 1 Vol. (276 p.), ISBN 979-10-320-0323-7
Numéro accessible en version intégrale sur https://journals.openedition.org/moussons/7279

Résumé

La circulation non marchande de biens, de services est intense et structure un grand nombre de rapports sociaux en Asie du Sud-Est. Elle reste toutefois peu étudiée à travers un cadre d’analyse commun. En effet, si les études qui abordent des formes de transferts dans cette région se multiplient, elles sont restées jusqu’à présent compartimentées et globalement déconnectées des avancées conceptuelles, terminologiques et épistémologiques récentes de l’anthropologie des échanges et de la valeur, en particulier celles proposées par la littérature francophone. Ce numéro thématique de Moussons présente ainsi un panel d’études de cas dans différents pays d’Asie du Sud et du Sud-Est qui reprennent et interrogent ces concepts afin de documenter la pluralité du phénomène. À travers des approches disciplinaires variées (anthropologie, économie, histoire) mais en appui sur une grille de lecture commune, les contributions analysent les manifestations concrètes, les fonctionnements propres et les logiques singulières de ces formes de transfert et des rapports sociaux qu’elles sous-tendent.

Obtention de l’habilitation à diriger des recherches (HDR) par Thierry Mandoul (ACS/AUSser) : « Chandigarh, how can a city be smart ? »

Lundi 28 juin 2021

M. Thierry Mandoul ( architecte, maître de conférences ENSA Paris-Malaquais, ACS/UMR AUSser – CNRS 3329) a obtenu son habilitation à diriger des recherches (HDR) : « Chandigarh, how can a city be smart ? »

Membres du jury
  • Virginie Picon-Lefebvre, tutrice de l’habilitation, architecte DPLG, urbaniste ENPC, professeure à l’ENSA Paris-Belleville, HDR, chercheure à l’IPRAUS/UMR AUSser
  • Florian Hertweck, professor, Faculty of Humanities, Social and Educational Sciences, University of Luxembourg
  • Nathalie Roseau, directrice de recherche, professeure École des Ponts ParisTech, chercheure au LATTS
  • Jean-Philippe Garric, professeur d’histoire de l’architecture, Université Paris 1 (Panthéon-Sorbonne)
  • Antoine Picon, professeur  à la Harvard Graduate School of Design, chercheur au LATTS, chercheur au LATTS
  • Pieter Uyttenhove, professor dr. ir.-arch. Theory and History of Urbanism, Ghent University
Résumé du mémoire

Ce mémoire de Hdr est né d’une expérience pédagogique : l’enseignement d’un projet de master sur la ville de Chandigarh. Notre recherche a pris corps à partir du terrain et de sa découverte par la marche avec les étudiants de l’école d’architecture de Paris-Malaquais. Par des dérives successives, nous avons appris dans la ville et de la ville, dans les interactions entre les choses et les faits, entre le monde des habitants et leur environnement. Il s’ensuivit le désir d’appréhender plus scientifiquement Chandigarh, d’interroger le destin de cette cité moderne  qui, de ville de migrants, est devenue soixante-dix ans après sa création une ville exemplaire d’un programme national de développement urbain, Indian’s Smart Cities Mission. Comment une ville peut-elle être intelligente ? Le mémoire formule trois hypothèses à trois échelles (L,M,S). La première énonce que Chandigarh a inventé une forme d’écologie urbaine nourrie par l’artefact tant bâti que végétal, par la substance urbaine de la ville. La deuxième avance que l’hybridation de la modernité du plan et de l’écologie de la ville a façonné une appropriation singulière pour un pays comme l’Inde. La troisième propose l’idée selon laquelle les qualités de la ville en font une ville résiliente qui, dans le contexte du réchauffement climatique saura s’adapter aux crises qui s’annoncent. Trois parties forment le corps du mémoire. La première partie, intitulée « Secteur, un mésocosme pour la vie quotidienne », analyse la réalisation des secteurs comme patterns constitutifs de la grille de la ville et de son organisation spatiale. La deuxième partie, intitulée « Nature urbaine », revient sur l’idée fondatrice de la ville-parc. La troisième partie, titrée « Chandigarh, la main ouverte, d’un urbanisme de plan à un urbanisme de vie », porte sur les pratiques et les usages. Ces trois parties constitueront les chapitres d’un livre collectif à paraître qui en comportera sept.  

[Parution] La lettre des nouveautés du Carnet AUSser n°97 du 25 juin 2021

Vendredi 25 juin 2021

La lettre des nouveautés du Carnet AUSser n°97 du 25 juin 2021 est parue : cliquez ici

Vous découvrirez les actualités des membres de l’UMR AUSser (colloques, séminaires, expositions, publications) et des informations relatives à nos thématiques de recherche.

Retrouvez la collection de cette lettre : cliquez ici

Suivez nos actualités en allant aussi sur : FacebookLinkedinPortail documentaire.

La prochaine lettre paraîtra le mercredi 21 juillet 2021.

Présentation de La chaire « Acclimater les territoires post-miniers » et du réseau international sur le Post-minier

Vendredi 25 juin 2021
Un réseau international sur le Post-minier

Les territoires de l’après-mine, nés d’une économie sectorielle destructrice au plan écologique, portent les stigmates d’un mode de développement insoutenable, avec les effets duquel il faut encore composer. Les équipes de recherche travaillant sur le sujet sont nombreuses de par le monde et les angles d’approche d’une grande diversité, mais ce réseau international sur le post-minier, relève le défi de réunir des équipes de recherche, des acteurs et des pédagogues du monde entier, impliqués dans les domaines de la conception (architecture, urbanisme, paysage, art…).

La chaire « Acclimater les territoires post-miniers »

Ce réseau international s’appuie sur la chaire « Acclimater les territoires post-miniers » labellisée « architecture et innovation par le Ministère de la Culture » en janvier 2020. Envisagée comme une structure ouverte d’interaction locale, innovante et expérimentale au croisement des régimes du savoir et de l’action, cette chaire est centrée sur le bassin minier du Nord et du Pas-de-Calais (1,2 millions d’habitants, 250 communes, sur cent vingt kilomètres de long, patrimoine mondial de l’Unesco). Prenant le terme « acclimatation » au sens météorologique mais également social, écologique et économique, elle interroge les outils de conception et les modes de fabrication du projet architectural et paysager, dans des situations qui mêlent enjeux patrimoniaux et dégradation environnementale, précarité énergétique, fragilités sociales, et déclin économique. Ce faisant, elle souhaite expérimenter des outils encore peu développés, par les architectes et les paysagistes, dans la rénovation patrimoniale (co-réhabilitation, auto-réhabilitation, médiation), en lien avec les populations locales.

Cette chaire s’inscrit dans plusieurs des objectifs de la Stratégie nationale pour l’architecture, et plus particulièrement : les processus d’économie circulaire de l’architecture, notamment en lien avec les filières de matériaux bio-sourcés, le logement social économique et adaptable dans le temps et l’espace, la rénovation du patrimoine promouvant la création architecturale contemporaine.

La direction scientifique est assurée par Béatrice Mariolle (membre IPRAUS/AUSser), Professeure HDR TPCAU à l’ENSAPL et Daniela Poli, Professeure Université de Florence avec pour conseil scientifique Elena Cogato Lanza (EPFL) et Alessandra Ponte (UDM)

Autour de l’ENSAPL, les partenaires principaux sont la DRAC Hauts-de-France, la mission Bassin minier, les bailleurs sociaux Maisons-et-Cités et SIA, l’ENSA Clermont-Ferrand, les universités d’Artois, de Louvain, de Mons.

Plaquette de présentation Accédez à la plaquetteTélécharger

[Parution] Catalogue d’exposition « Jacques Moeschal » / Angelique Campens, Roxane Le Grelle, Iwan Strauven, Walther Koenig, 2021

Vendredi 25 juin 2021

« Jacques Moeschal » / Angelique Campens, Roxane Le Grelle, Iwan Strauven, Walther Koenig, 2021, 1 Vol. (180 p.), ISBN 9783753300351

Accédez au site éditeur : cliquez ici

Présentation

Jacques Moeschal (1913-2004) obtained international acclaim as a sculptor with his monumental concrete sculptures on the edges of motorways in Belgium, Mexico and Israel. For the general public these ‘Signals’ are without doubt among the best-known sculptures in the public space in Belgium.

This publication is the first comprehensive monography on the work of Jacques Moeschal. With three essays by Iwan Strauven, Angelique Campens and Valéry Didelon, it situates not only Moeschal’s work as a sculptor in an international context, it also draws new light on his own practice as an architect, which he developed parallel to his career as a sculptor. Also it is the first publication to include an extensive illustrated list of works of Moeschal.

The publication features rare archive materials, such as sketches, technical drawings, models, photographs, as well as contemporary images. Contemporary artists including Kasper Akhøj and Barney Kulok demonstrate how Moeschal’s work remains relevant today.

Published on the occasion of the exhibition at Bozar Centre For Fine Arts, Brussels (2021).

Contribution membre UMR AUSser

Valéry Didelon (membre associé ACS/AUSser), “The Man who Loved the Motorway”, in Angelique Campens, Roxane Le Grelle & Iwan Strauven, Jacques Moeschal, Brussels : BOAZR, 2021.

[En ligne] Nadya Rouizem Labied (AHTTEP/AUSser) « Unit 3 of Daoudiate in Marrakech », Unsettlements: « Real » Estates Elsewhere in Europe

Jeudi 24 juin 2021
UNSETTLEMENTS: « Real » Estates Elsewhere in Europe

Estates are being torn down, renovated, relocated, and built anew. They are both the harbingers of dangerous futures and the embodiment of the right to affordable housing. As a societal gyroscope desperately in need of calibration, the estate offers a reading of the city’s acute predicaments, which is often accurate in terms of the registers of social life that it engages but always off in terms of its measurements. In cities across Europe, estates have become repositories of inhabitants that social orders think they know all too well, and thus need to house in particular ways, and, conversely, those who they simply can’t “process” or “integrate” and thus need to be put somewhere. 

Accédez au site : cliquez ici

Article

Nadya Rouizem Labied (AHTTEP/AUSser) « Unit 3 of Daoudiate in Marrakech », Unsettlements: « Real » Estates Elsewhere in Europe

Article de Loup Calosci (AHTTEP/AUSser) : « Voyage en Arcadie nord-américaine : L’expérience de la recherche d’un doctorant aux États-Unis »

Jeudi 24 juin 2021

Article de Loup-Marie Calosci (AHTTEP/AUSser) : « Voyage en Arcadie nord-américaine : L’expérience de la recherche d’un doctorant aux États-Unis »

Résumé

Une sorte d’égo histoire de la recherche explore les processus de la recherche sur le terrain et dans les archives. Nous explorerons la part sensible de ces recherches aux États-Unis, de ces apports dans notre développement personnel et professionnel. Tant du point vu de la maturation sur notre recherche que de notre vision de la recherche à l’international. Cela nous conduit à la problématique suivante : comment s’engagent ces deux degrés de transfert culturel dans la construction d’une thèse en architecture ?

Mots clés : Sérendipité, Transferts culturels, Villes nouvelles, New Communities, Archives, États-Unis.  

Introduction

À l’instar du développement de la réflexion sur la thèse, nous pourrions formuler le déroulement de cet article par l’intermédiaire du plan dialectique : hypothèse, thèse, antithèse et synthèse. Et nous pourrions en déduire en conclusion par la formule attribuée à Aristote que «le tout est plus que la somme de ses parties », c’est-à-dire que chaque notion du plan ferait l’objet d’une partie à part entière et indépendante, mais qui ne se comprendrait de manière globale que si elle est prise dans son ensemble. La recherche n’est pas un exercice à la progression linéaire, mais nécessite de perpétuels retours en arrière, que ce soit par la lecture de documents d’archives ou d’ouvrages. Elle nous fait prendre souvent des chemins de traverse qui peuvent nous mener plus loin que nous l’avions imaginé, parfois dans une impasse, parfois à des cas de conscience sur notre propre recherche, mais dont le cheminement nous transmet de nouvelles connaissances, de nouvelles méthodes de recherche et de réflexion sur notre enquête.

James W. Rouse et la maquette de Columbia (MD), 22 Décembre 1966. Auteur : John Leongard, Life Photo Collection

Telle une histoire qui se déroule sur cinq ans de recherche, il y a eu un avant, un pendant et un après. L’explicitation de l’évolution d’un questionnement pourrait se découper comme suit :

Dans un premier temps, une vision idéalisée du terrain, des lieux d’études et de leurs apports dans notre recherche, cette Arcadie nord-américaine un peu fantasmée comme un lieu idéal et mythique. Un temps d’aprioris et d’idées reçues, un temps de préparation aux voyages vers un inconnu malgré tout familier.

Dans un second temps, celui d’une forme d’acculturation épistémologique. C’est à la fois la découverte d’un nouvel espace-temps, d’une autre aire culturelle dans l’approche de la recherche et de sa mise en contexte ainsi que dans sa circulation. Une assimilation qui a eu pris dans notre conscience critique, mais aussi par une osmose inconsciente de normes et de modèles tant du point de vue de la pratique de la recherche que du point de vue de la mise en œuvre d’une exploration des multiples ressources des territoires étudiés.

En troisième lieu, il s’agit de la suite instinctive logique de cette acculturation qui prend son origine dans des espaces géographiques particuliers. C’est donc à la fois une adaptation, un glissement, une transition sensible et progressive de la réflexion sur la thèse et sur soi.

Accédez à l’article article_loup_calosciTélécharger

[En ligne] Plateforme de recherche « e-art 2052 » : Des mots, des pensées, des réflexions françaises en Chine et en Chinois : 2 articles de Mathias Rollot (associé OCS/AUSser)

Mardi 22 juin 2021

Depuis le mois de novembre 2020, E-ART donne la parole à un chercheur, philosophe, artiste, architecte, une personnalité française du monde de l’art, de la culture, du design, de l’architecture ou des sciences sociales pour s’exprimer et amorcer un dialogue avec leurs homologues en Chine. 

E-ART 2052 est une plateforme de publication et de diffusion sur les réseaux sociaux chinois qui permet d’offrir des échanges entre deux cultures, entre la pensée occidentale et chinoise, entre deux visions du monde.

En retour, des personnalités chinoises réagissent aux articles et échangent avec son auteur.  E-ART se fait le passeur, le point de connexion inter-culturel entre des pensées et des réflexions françaises et chinoises.

Accédez à la plateforme : E-ART

Mathias ROLLOT

Publication de deux articles traduits et édités en chinois sur les réseaux sociaux en Chine par l’équipe E-ART : cliquez ici

Extrait : « Cela fait plus d’un siècle maintenant que les milieux scientifiques alertent sur le devenir écologique de notre biosphère et ses écosystèmes. Voilà plus d’un demi-siècle que ces discussions sont passés dans les domaines politiques et universitaires, et plusieurs décennies encore que les journalistes s’en font largement l’écho auprès du grand public de la plupart des pays occidentaux. De sorte qu’il est désormais devenu tout à fait banal d’entendre débattre « d’écologie » – quoi que cela puisse signifier dans l’esprit de chacun. Chaque année pourtant, la situation empire ; chaque mois l’empreinte carbone globale de l’humanité augmente ; chaque semaine de nouvelles inventions, technologies et autres gadgets plus ou moins inutiles et surtout plus polluants émergent des usines et s’étalent un peu plus sur les rayons de supermarchés toujours plus démesurés ; chaque jour les nouvelles concernant l’état de santé de la Terre et des terrestres est plus alarmant. En tant qu’architecte, qu’enseignant et chercheur en architecture, j’ai consacré de mon énergie à travailler sur cette situation catastrophique et ses conséquences sur ma discipline, ses théories et pratiques. Mais quelle banalité ! Comment faire autrement vu le contexte ? Peut-on vraiment faire autrement, peut-on encore faire comme si de rien n’était, sans tomber dans l’immoralité la plus totale ? »

Appel à articles pour le dossier thématique des cahiers de la recherche architecturale, urbaine et paysagère n°14 « L’architecture à l’épreuve de l’animal », coordonné par Manuel Bello-Marcano, Marianne Celka et Mathias Rollot (date limite : 31 octobre...

Mardi 22 juin 2021

L’appel à articles pour le dossier thématique des cahiers de la recherche architecturale, urbaine et paysagère n°14 « L’architecture à l’épreuve de l’animal », coordonné par Manuel Bello-Marcano, Marianne Celka et Mathias Rollot, vient d’être lancé.

Accédez à l’appel : CRAUP n°14

Date limite : 31 octobre 2021

Présentation

Les propositions attendues porteront sur la manière dont humains et animaux ont pu coconstruire dans le temps des rapports de cohabitation, d’organisation et de participation sur des territoires communs ; sur les façons dont ces espaces partagés ont pu être des lieux conflictuels ou apaisés, des écosystèmes symbiotiques et mutualistes ou des agencements dominateurs et violents ; et encore sur les artefacts bâtis révélateurs de ces systèmes de cohabitations.

C’est en ce sens que nous formulons ici quelques perspectives de travail possibles, ni exhaustives ni cloisonnées :
La prise en compte de l’animal par l’architecte
L’animal à toutes les échelles
Imaginaires, cosmologies et esthétiques de l’animalité

Modalités

Les propositions d’articles complets seront envoyées par mail avant le 31 octobre 2021 au secrétariat de rédaction des CRAUP
secretariat-craup@culture.gouv.fr

Pour plus d’informations, contacter Aude Clavel au 06 10 55 11 36 ou par mail audeclavel@hotmail.fr

New Scientific International Network : « Post-mining: architecture, landscape, design » – Venise (Italie) – 4 septembre 2021 (date limite : 30 juin 2021)

Mardi 22 juin 2021

In partnership with European Cultural Center and its exhibition « Time, Space, Existence », the Partnership Chair « Acclimating post-mining territories » is organizing a day of meeting and brainstorming aimed at creating an international network. The Chair is headed by Lille’s School of Architecture and Landscape (ENSAPL).

Accédez au site : cliquez ici

Organisation

In partnership with European Cultural Center and its exhibition «Time, Space, Existence», the Chair «Acclimatize post-mining territories» is labeled « Architecture and Innovation » by the French Ministry of Culture and headed by Lille’s School of Architecture and Landscape (ENSAPL). Its scientific direction is ensured by Béatrice Mariolle (ENSAPL, IPRAUS/AUSser) and Daniela Poli (Università degli Studi di Firenze) and the steering committee is composed of the Mission Bassin Minier, Regional Office of Cultural Affairs of Hauts de France Region and Maisons-et-Cités.
The scientific committee of this meeting is provided by: Raphael Alessandri , Margarita Dekina., Jean-Baptiste Marie, Béatrice Mariolle (membre IPRAUS/AUSser), Daniela Poli, Philippe Prost (membre IPRAUS/AUSser), Frank Vermandel.

Présentation

The network will focus on the future of former mining territories in their spatial, socio-economic, ecological, landscape, or even aesthetic dimensions. Its ambition is to bring together research teams, educators, and other stakeholders from all over the world, involved in the fields of design (architecture, urban planning, landscape, art, etc.). Its objective, in particular, is to develop design and research tools that will involve local communities.Three areas of work and reflection are proposed:
– Heritage quality and architectural innovation regards to climate adaptation
– Territorialist project
– New architectural and landscape languages: bio-based materials, phytoremediation

Qui est concerné ?

This study day is open to all those working on possible ways of repairing landscapes and post-mining societies. A special attention will be given to the teams that develop projects with local communities and the territory’s own resources. We welcome the academics, educators, artists, architects, urban planners, landscape architects, but also anthropologists, sociologists, geographers, all those who work to acclimatize post-mining territories.

You can propose a poster, an oral intervention, a video, or simply come and attend this founding day.
Being that the number of attendees is limited, the remote interventions are welcome.

Send your application before June 30, 2021, with a text of 500 words maximum.
This day will be accompanied by a creative and participatory students workshop entitled “Infinite resources, new building materials” organized with the University of Venice.
Send your candidature to : Contact : Margarita Dekina : chairepostminier@gmail.com

Workshop pour étudiants : « nouveaux matériaux, nouveaux ornements » – Venise (Italie) – 30 août au 4 septembre 2021 (date limite : 12 juillet 2021)

Mardi 22 juin 2021

Un workshop pour étudiants « Nouveaux matériaux, nouveaux ornements » aura lieu à Vensie (Italie) du 30 août au 4 septembre 2021 et est organisé par la Chaire partenariale « Acclimater les territoires post-miniers », en partenariat avec l’European Cultural Center et son exposition « Time, Space, Existence ».

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 12 juillet 2021.
Envoyez votre formulaire de candidature à Constance BOGUCKI : chairepostminier@gmail.com

Présentation

Ce workshop s’inscrit dans le cadre du réseau international « Post-Mining, Architecture, Landscape, Design » qui s’intéresse aux outils de conception et de recherche impliquant des communautés locales. Il propose d’explorer la grande diversité des éco-matériaux d’un monde postcarbone.

Cette enquête dans l’univers esthétique de la matière et de l’ornement se déroulera dans les dédales de la cité vénitienne. A l’occasion de permanences dans l’espace public, les étudiants façonneront, avec des passants, des prototypes de nouveaux matériaux, et tenteront d’épuiser leurs propriétés plastiques. L’ensemble de ces travaux sera exposé dans le Palazzo Michiel.

Ce workshop est ouvert aux élèves en Architecture qui s’intéressent aux éco-matériaux et aux actions participatives. 8 étudiants recevront une bourse de voyage finançant le transport et le logement. Toutefois, ce workshop reste ouvert à tous les curieux.

Accédez à l’annonceTélécharger Comment candidater ?

Envoyez vos motivations en répondant aux questions suivantes (un recto-verso max). Vous pouvez joindre quelques pièces graphiques.
– Quel matériau souhaites-tu travailler lors de ce Workshop ? Et quelles compétences particulières as-tu autour de ce
matériau ?
– Quelle procédure et quels outils sont nécessaires à la réalisation de prototypes avec le matériau choisi ? particulièrement, la faisabilité en 4 jours et à Venise ? (matériel, ressource, temps de réalisation)
– Comment envisages-tu l’expérience participative dans la fabrication d’éco-matériaux ?
– A quelles dimensions plastiques ou ornementales pourraient aboutir le travail de ce matériau ?

[Parution en ligne] Livraisons d’histoire de l’architecture n°41/2021 : « L’architecte en son agence »

Lundi 21 juin 2021

Publication en ligne du dernier numéro des Livraisons d’histoire de l’architecture : Ce numéro 41/2021, dirigé par Laurence Bassière (membre AHTTEP/AUSser), s’intéresse à « L’architecte en son agence » et est introduit par Jean-Michel Leniaud.

Accédez à la revue en ligne : Livraisons d’histoire de l’architecture n°41

Sommaire

– Philippe Bernardi, « Quelques éléments de réflexion sur l’élaboration collective des projets architecturaux médiévaux » 

– Linnéa Rollenhagen-Tilly, « Nicodeme Tessin l’Aîné et Jean de la Vallée, les premiers architectes en Suède et leurs agences » 

– Yvon Plouzennec, « La formation à la pratique architecturale en agence au XVIIIe siècle : chronique d’un non-dit ? » 

– Laurence Chevallier, « L’apprentissage de l’architecture en « agence » : la formation de Jean-Baptiste Dufart (1750-1820) à Bordeaux, 1768-1780 » 

– Anne Richard-Bazire, « L’Agence des travaux de l’Opéra de Charles Garnier » 

– Olivier Prisset, « Les grandes fortunes du cabinet Dauvergne (1850-1919), des conditions du monopole aux limites d’un modèle économique » 

– Caroline Bauer, « Les André, une stratégie professionnelle dynastique »  

– Gilles Maury, « Les demeures manifestes des architectes de la métropole lilloise 1866-1935 » 

Et un article d’Antonio Brucculeri « Vers une politique organique des « Beaux-arts » : Louis Hautecœur et la leçon de Paul Léon » dans la rubrique Varia ainsi qu’un bulletin bibliographique de Baptiste Roelly « Krzysztof Pomian, Le musée, une histoire mondiale »  

Appel à communication pour la Journée d’étude doctorale « Du bâti au chez-soi » – ENSA Bretagne (date limite : 30 juillet 2021)

Lundi 21 juin 2021
Comité d’organisation

● Priscilla Bittencourt Biassi | ENSAB | ED ALL | Architecte et Urbaniste, Msc. Architecture, Doctorante en Architecture GRIEF, ENSAB
● Lise Gaillard | ENSAB | ED STT | Architecte D.E, Doctorante en Architecture GRIEF, ENSAB.
● Laetitia Bouvier | ENSAB | responsable de la recherche
● Frédéric Sotinel | ENSAB | maître de conférence ATR, architecte DPLG, docteur en arts plastiques et directeur du laboratoire GRIEF.
● Christophe Camus | ENSAB | professeur SHS, HDR, docteur en sociologie

Appel Accédez à l’appel Télécharger Présentation

Ouverture de l’appel à communication pour la journée d’étude « Du bâti au chez-soi. La relation architecte – habitant dans l’appropriation et la transformation de l’habitat »– Journée Doctorale- vendredi 3 décembre 2021 à Rennes

Dans ce contexte, nous souhaitons ainsi considérer l’architecture comme un objet en perpétuelle évolution (Latour, Yaneva, 2008) et comme une base liant des théories ou expérimentations passées avec un vécu contemporain (XXIème siècle). L’architecture peut alors se lire, à travers ses « cycles de vie » et ses multiples représentations, comme le produit d’une collaboration tacite, décalée, parfois conflictuelle ou volontaire voire impossible, en somme comme un objet médian entre l’architecte et les habitants qui l’ont perpétuée d’une façon ou d’une autre, en constant ajustement.
Ce sont donc les aventures et les représentations « post-livraison » de ces réalisations architecturales habitées, appropriées, adaptées, modifiées, transformées, notamment au XXIème siècle, que nous vous proposons d’explorer dans le cadre de cette journée doctorale, à travers les multiples points de vue offerts par l’architecture, les arts, les lettres, les sciences humaines et sociales. Les possibilités de réponses à l’appel à communications pour cette journée sont aussi multiples et variées que les situations, problématiques ou pratiques relatives aux enjeux d’appropriation de l’architecture et de ses formes de représentation. Nous vous présentons deux axes de réflexion qui indiquent des pistes d’articulation autour de cette thématique, à savoir :
● Axe 1 | L’ appropriation « imprévue » comme vecteur d’adaptation contemporaine
● Axe 2 | L’appropriation « programmée » comme concept architectural

Ces deux axes donnent lieu à quelques pistes de réflexion : selon quels aspects s’engagent ou non de telles transformations architecturales ? Par quelles références, images, influences, sont-elles alimentées? De quelles pratiques et enjeux se font-elles les révélatrices et quelles formes prennent-elles en termes d’expérience de l’habitat et de construction bâtie? Quels liens sont-elles à même de nouer entre les différents protagonistes qui « font » l’habitat? Comment se transmettent par la suite ces modifications, comment contribuent-elles ou non à modifier l’acception de « l’oeuvre originale »? Quels sont les vecteurs de représentation de ces dynamiques? Enfin, qu’est ce que ces processus d’appropriation fabriquent en termes de représentation et d’alimentation d’une culture commune? Cette liste non-exhaustive exemplifie des questions qui seront prises en compte lors de cette rencontre.

Modalités

Cet appel à contribution est particulièrement destiné aux doctorants. Les réponses à l’appel à communication sont à envoyer avant le 30/07/2021 à l’adresse mail : journeedoctorale@rennes.archi.fr .Chaque réponse comportera :
● Une proposition de 3 000 à 5 000 signes maximum (espaces compris) en français avec un
titre provisoire;
● Une courte bibliographie indicative ;
● Une courte biographie de.s l’auteur.e.s de 1500 signes maximum

[Parution] « Ville et Covid: un mariage de raisons » / Guy Burgel (dir.), Karthala éditions, juin 2021

Lundi 21 juin 2021

« Ville et Covid: un mariage de raisons » / Guy Burgel (dir.), Karthala éditions, juin 2021, 1 Vol. (220), Collection Hommes et sociétés, ISBN 978-2-8111-2865-4

Accédez au site éditeur : Karthala

Présentation

Dans la crise sanitaire, économique, sociale et morale qui ébranle le monde depuis janvier 2020, à travers la pandémie du coronavirus, la ville n’a jamais cessé de jouer des rôles ambigus. Partie de Wuhan, capitale de la province du Hubei, emblématique de l’ouverture de la Chine, la maladie est immédiatement associée aux pratiques les plus traditionnelles de commercialisation d’animaux sauvages sur les marchés urbains. Quand la contagion gagne, on hésite entre les logiques des grands flux internationaux des hommes et des choses reliant les zones métropolisées de la planète, et des clusters aléatoires dans des aires de faible occupation démographique. De même, les classiques de la ville sont convoqués sur des modes contradictoires. La densité de l’habitat dans les métropoles est dénoncée, et les villes sont même fuies. Mais on lui reconnaît des mérites d’efficacité en termes d’accès aux soins, d’innovation ou de défense de l’environnement. L’activité, nécessaire au maintien des niveaux de vie, doit se convertir au télétravail. La mobilité hésite, au grand dam de l’écologie, entre les moyens doux (marche, vélo) et le retour à la voiture individuelle, plus sécure que les transports collectifs. La culture, au coeur de la Cité depuis l’Antiquité, mais nécessitant lieux dédiés et proximité spatiale, est mise en pause. En fait, la crise révèle et exacerbe les fractures structurelles de sociétés de plus en plus urbaines. Les témoignages ici réunis additionnent les points de vue de chercheurs en sciences sociales, d’aménageurs, d’élus, et des analyses nationales confrontées à des ouvertures étrangères. Ils s’essaient à transformer le kaléidoscope des faits en reconstructions intelligibles des dimensions spatiales du biologique et du politique.

Auteurs

Mohammadreza, Marzieh, Razzieh Abbasi Naderpoor, Philippe Boudon, Pierre-Régis Burgel, Jean-Yves Chapuis, Régis Darques, Yves Dauge, Najem Dhaher, Yankel Fijalkow, Jean-Michel Galley, Raymond Ghirardi, Alexandre Grondeau, Rezvan Khalvandi, Claude Lacour, Valérie Lebois, Bertrand Lemoine, Xavier Leroux, Flavia Magliacani, Cristiana Mazzoni, Jean-Pierre Orfeuil, Thierry Paquot, Suzanne Paré, Maxime Schirrer, Jean-François Serre, Julie Trottier, Mauricio Velasco Avalos, Corinne Vezzoni.

Contributions membres UMR AUSser

Repenser la densité urbaine au prisme d’une nouvelle intensité relationnelle par Cristiana Mazzoni (directrice UMR AUSser), Valérie Lebois, Flavia Magliacani (doctorante IPRAUS/AUSser)

Prix littéraire René Pechère 2021 attribué à Éric Alonzo (OCS/AUSser, Eav&t Paris-Est) pour son livre « L’Architecture de la voie. Histoire et théories »

Vendredi 18 juin 2021

La mention spéciale du Prix littéraire René Pechère a été décerné à Eric Alonzo (chercheur OCS/AUSser, Ecole d’architecture de la ville et des territoires Paris-Est) pour son ouvrage « L’Architecture de la voie. Histoire et théories ».

Période pandémique oblige, la remise du Prix a eu lieu en 2021 au lieu de 2020.

Accédez à l’annonce : cliquez ici

L’Architecture de la voie. Histoire et théories

« L’architecture de la voie : histoire et théories » / Eric Alonzo, Marseille/Champs-sur-Marne, Editions Parenthèses/
École d’architecture de la ville & des territoires, Collection « Architectures », ISBN 978-2-86364-313-6

Accédez au site de l’éditeur : L’architecture de la voie : histoire et théories

Résumé :  La voie est considérée habituellement comme relevant strictement de la sphère technique. Or elle peut aussi être envisagée comme une « architecture ». Illustré par une iconographie abondante et en partie inédite, ce livre montre ainsi comment, depuis l’Antiquité, les chemins, les routes, les rues, les boulevards, les autoroutes et les parkways ont pu être envisagés comme relevant – à la fois – du solide, de l’utile et même du beau. Cette généalogie permet d’expliquer l’origine de la plupart de nos dispositifs routiers actuels – que l’on considère à tort comme spécifiques à l’automobile (échangeurs, ronds-points, routes à péages, voies multimodales, etc.) – inventés au temps des voitures à chevaux, parfois même expérimentés au cœur des jardins à la française ou des parcs pittoresques.
Le prisme de la voie permet alors de révéler, par une série de « coupes en long » qui couvrent de longues périodes (paradigmes de l’édifié, du jardin et du flux), une tradition qui associe étroitement les savoirs et les objets des architectes, des ingénieurs, des paysagistes et des urbanistes, considérés aujourd’hui comme autant de domaines distincts. Cette publication se présente ainsi comme une somme historique, largement inédite, sur une « architecture du territoire » envisagée comme le socle commun des disciplines de l’aménagement.
Enfin, face aux incertitudes qui pèsent aujourd’hui sur le nombre et l’encombrement des futurs véhicules, aussi bien que sur leur vitesse et leur énergie de locomotion, cette redécouverte d’une longue tradition de conception architecturale de la voie, permet à nouveau d’envisager celle-ci non plus comme un objet fonctionnellement surdéterminé – et voué à l’obsolescence technique –, mais comme un élément permanent et constitutif du territoire, à même d’intégrer une somme croissante d’enjeux (environnementaux, sociaux, urbains, esthétiques, etc.) et de se soumettre à des processus de transformation, de réhabilitation, de reconversion et de recyclage que rendent nécessaires les changements actuels et futurs.

Éric Alonzo est architecte et docteur en architecture. Il enseigne à l’École d’architecture de la ville & des territoires à Marne-la-Vallée où il codirige avec Frédéric Bonnet le post-master en urbanisme (DSA d’architecte-urbaniste). Il a publié, en 2005, Du rond-point au giratoire (Parenthèses) et a fondé, avec Sébastien Marot, la publication Marnes, Documents d’architecture. Sa thèse a reçu en 2017, l’European Prize Manuel de Solà-Morales

Appel à contributions Cahiers thématiques N°21 : « Théorie critique et pensée critique au prisme de l’architecture, de l’art et du paysage » (date limite : 20 septembre 2021)

Vendredi 18 juin 2021

Direction scientifique de ce numéro :
Frank Vermandel, architecte, Maître de conférence, HDR, à l’Ensap Lille, responsable du domaine conception du LACTH.
Aleksey Sevastyanov, architecte, docteur en philosophie, Enseignant-chercheur à l’Ensap Lille.

Appel Accédez à l’appelTélécharger Présentation

C’est précisément aux relations entre architecture et théorie critique – mais aussi, plus largement, aux liens entre « pensée critique », « architecture critique », arts et paysage – que ce numéro des Cahiers thématiques est consacré.

Cette thématique sera abordée sous trois angles complémentaires.

Il s’agira, d’une part, d’examiner la manière dont l’architecture a nourri, directement ou indirectement, les champs de recherche des penseurs associés à l’École de Francfort (y compris en tant qu’objet social, philosophique ou idéologique) ; il s’agira, d’autre part, d’interroger la manière dont les historiens et les théoriciens de l’architecture, mais aussi les architectes eux-mêmes, se sont inspirés des thèses de l’École de Francfort, au besoin en les adaptant, pour fonder et renouveler une approche critique de l’architecture, redéfinir le rôle de la théorie et repenser les enjeux de la discipline architecturale. Il s’agira enfin d’élargir le champ de recherche – au-delà de la stricte focale de la « théorie critique » –, pour engager une réflexion sur la manière dont l’architecture elle-même, dans ses processus de conception et de réalisation, a pu – et peut encore – se constituer en tant qu’outil de « résistance » face aux idéologies et aux modes de production dominants, en revendiquant et en assumant – parfois au risque de la contradiction, ou au seuil de l’utopie – une visée émancipatrice. C’est en ce sens notamment que nous entendrons la notion d’« architecture critique » ou encore la « fonction critique de l’architecture », en résonnance avec ce que la philosophe Aline Caillet appelle la « fonction critique de l’art »3, tout en élargissant la focale, dans ce troisième axe, à la fabrique du paysage dans ses dimensions physique et politique.

– Axe 1 – La place de l’architecture dans la pensée critique
– Axe 2 – De la pensée critique à l’architecture critique
– Axe 3 – De la critique de la critique à de nouvelles formes de résistance. Architecture, arts, paysage

Modalités

Une proposition résumée de 1500 à 2000 signes, accompagnée d’une bibliographie indicative, sera transmise au secrétariat du LACTH pour le 20 septembre 2021 afin d’être soumise au comité de lecture.
Les contributions définitives doivent parvenir avant le 24 janvier 2022 dernier délai, à l’École nationale supérieure d’architecture et de paysage de Lille, en priorité par courrier électronique à l’adresse suivante : lacth@lille.archi.fr (ou à défaut sur CD accompagné d’un
tirage papier).

[A paraître] « Gouverner avec les habitants » / Dominique Lefrançois et Serge Wachter, Editions Recherche, août 2021

Mardi 15 juin 2021

« Gouverner avec les habitants » / Dominique Lefrançois et Serge Wachter, Editions Recherche, août 2021, 1 Vol. ( 240 p.), ISBN 978-2-86222-097-0

Cet ouvrage est dédié à Andrei Feraru, architecte-urbaniste, décédé en janvier 2020

Accédez au site éditeur : Gouverner avec les habitants

Présentation de l’ouvrage

La démocratie représentative comme la démocratie ­participative sont aujourd’hui en crise et cela affecte tout particulièrement les quartiers populaires, ceux où se concentrent les grands parcs de logements sociaux. L’implication des habitants dans les politiques qui affectent leur logement et leur cadre de vie y est sinon inexistante, du moins reste très limitée. Un tel déficit de citoyenneté est‑il une fatalité? Non, car des expériences de mobilisation citoyenne se sont multipliées ces dernières années, qui témoignent d’une sensibilité croissante des habitants aux enjeux des politiques de réhabilitation de leur logement et des espaces publics de leurs quartiers. Parallèlement, on observe la montée d’une injonction participative, adressée aux habitants et aux usagers, qui se répand dans les différents secteurs de l’action publique urbaine.

Cet ouvrage explore les mérites et les limites des nouveaux instruments visant à favoriser la participation citoyenne aux politiques d’aménagement. À travers une enquête anthropologique sont aussi examinés les barrières et les moyens possibles d’une amélioration de la prise en compte de la parole citoyenne dans les quartiers marginalisés. Ces réflexions esquissent des voies pour la mise en place de formes nouvelles de la démocratie locale ­permettant de gouverner avec les habitants.

Programme de recherche

Ce livre restitue, en partie, un volet d’une recherche financée par le Joint Programming Initiative Urban Europe dans le cadre d’un appel à projets ERA‑Net cofund Smart Urban Futures et par l’Agence nationale de la recherche intitulé « The regeneration of large-scale Social Housing estates through Living Labs » / SOHOLAB qui s’est déroulé de 2018 à 2020. Cette recherche comparative a été réalisée au sein du Laboratoire AHTTEP/AUSser de l’École nationale supérieure d’architecture de Paris–La Villette conjointement avec le laboratoire Cosmopolis de l’Université Libre de Bruxelles et le département d’architecture et d’études urbaines du Politecnico de Milan.

L’équipe AHTTEP/AUSser était composée de Cécile Barbier, Andrei Feraru, Nadya Labied, Dominique Lefrançois (ATE), Kristo Nousiainen, Mina Saidi-Sharouz et Serge Wachter.
L’équipe Cosmopolis: Michaël Rickewaert, Nele Aernouts, Jeanne Mosseray. Politecnico de Milan : Francesca Cognetti de Martis, Elena Maranghi.
La coordination administrative et financière de cette recherche a été effectuée par Richard Aroquiame et Annie Edon-souchères, UMR AUSser 3329 du CNRS.

Pages