Sous-titre : : Modèles globaux, recompositions identitaires, hybridations

Ce projet ANR, dont la coordination a été assurée à l’Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne par Maria GRAVARI-BARBAS, EA EIREST 7337 (Equipe Interdisciplinaire de Recherche sur le Tourisme), a regroupé 4 partenaires de recherche :

. EA EIREST 7337 Equipe Interdisciplinaire de Recherche sur le Tourisme
. OACC Cité de l’Architecture et du Patrimoine, Observatoire de la Chine Contemporaine
. UMR CITERES 7324 UMR CItés, TERritoires, Environnement et Sociétés
. UMR AUSser 3329 Architecture Urbanisme Sociétés : Savoirs Enseignement Recherche

Virginie Picon-Lefbvre était la responsable du projet au sein de l’équipe UMR AUSser.

Le projet ANR PATERMONDI s’est penché sur la façon dont les dynamiques de la patrimonialisation interfèrent avec les mobilités touristiques et les circulations mondiales (de personnes, d’idées, de capitaux, d’images…). L’analyse était sous-tendue par l’hypothèse d’un nouveau régime de patrimonialisation caractérisé par une coproduction touristique du patrimoine dans les dynamiques de mondialisation. Elle a permis de dépasser la thèse classique d’un élargissement continu du champ patrimonial, pour définir et analyser les nouvelles modalités de sa production. Le néologisme de « patrimondialisation » suggère la sortie des interférences historiques entre patrimonialisation et construction nationale, au profit d’une mondialisation du et par le patrimoine. Il s’agissait de déconstruire les classiques oppositions entre patrimoine et tourisme d’une part, patrimoine et mondialisation d’autre part, trop souvent réduites à une opposition territorialisation-singularité versus déterritorialisation-homogénéisation. Une telle approche, centrée sur les notions, normes et pratiques qui circulent et parfois s’hybrident a relativisé les conceptions « Nord-Sud » du patrimoine.

Cinq biens patrimoniaux, emblématiques de la mondialisation du et par le patrimoine ont servi de terrains d’analyse permettant d’étudier les relations entre échelles (locale, nationale et mondiale) qui les construisent : trois biens inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO (Angkor, l’Arrondissement du Vieux Québec, Marrakech), un bien du patrimoine mondial immatériel inscrit sur la liste de l’UNESCO (le tango) et un bien national produit de l’internationalisation (les concessions internationales de Tianjin).
L’analyse de ces cinq « terrains » a été sous-tendue par l’hypothèse d’un nouveau régime de patrimonialisation caractérisé par une coproduction touristique du patrimoine dans les dynamiques de mondialisation. Elle a cherché à dépasser l’analyse classique d’un élargissement continu du champ patrimonial, pour définir et analyser les modalités contemporaines et nouvelles de sa production.
L’UMR AUSser a particulièrement contribué à l’étude sur ANKOR.

Le séminaire de clôture du programme s’est tenu les 5 et 6 septembre 2019 à la Sorbonne : « Les enjeux de la « patrimonialisation » ou la fabrique touristique du patrimoine culturel dans la mondialisation : modèles globaux, recompositions identitaires, hybridations ».

Une publication est issue de ce programme : https://hal.science/hal-04432514

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Participants

Responsable

Virginie Picon-Lefebvre (ENSA Paris Belleville)

Chercheur AUSser

Adele Esposito (IRASEC Bangkok)